Travaux modificatifs acquéreur en VEFA : prévoir, chiffrer, contrôler
Déplacer une cloison, ajouter des prises, choisir un autre carrelage : en VEFA, l’acquéreur peut personnaliser son logement pendant la construction. Ces travaux modificatifs se négocient, se signent et se vérifient, avec quelques précautions.
VEFA
Les travaux modificatifs acquéreur, ou TMA, sont commandés au promoteur par avenant, avant une date limite, et réalisés par les entreprises du chantier sous sa responsabilité. Les travaux réservés, prévus depuis la loi ELAN, sont exécutés par l’acquéreur après la livraison, à ses frais et sous sa responsabilité. Dans les deux cas, chaque modification se vérifie au stade des cloisons, à la pré livraison et à la livraison.
Une modification non écrite n’existe pas : exigez un avenant et des plans modifiés.
Ce que sont les travaux modificatifs
Les travaux modificatifs acquéreur, désignés par le sigle TMA, sont les changements que l’acquéreur demande au promoteur par rapport aux plans et à la notice descriptive du contrat : déplacement d’une cloison, ajout de prises électriques, choix d’un autre carrelage, suppression d’un placard, modification de la cuisine ou de la salle de bains. Ils sont réalisés par les entreprises du chantier, sous la responsabilité du promoteur, pendant la construction, et restent couverts par les garanties dues pour le reste du logement.
Ces travaux font l’objet d’une demande écrite, d’un devis et d’un avenant ou d’un bon de commande signé, qui précise la nature des modifications, leur prix et, le cas échéant, leur effet sur le calendrier. Le promoteur fixe une date limite au delà de laquelle il n’accepte plus de demandes, parce que l’avancement du chantier ne le permet plus : une cloison se déplace sur le plan, pas une fois montée. Un accord verbal obtenu lors d’une visite de chantier ne vous protège pas ; seul l’écrit fait foi. Conservez un exemplaire de chaque avenant signé et des plans qui l’accompagnent dans le dossier de votre acquisition : ces documents servent de référence à chaque visite, jusqu’à la levée des dernières réserves après la livraison.
Ce que le promoteur peut refuser
Le promoteur n’est pas tenu d’accepter toutes les demandes. Il refuse les modifications qui touchent la structure, comme les murs porteurs, les planchers ou les trémies, celles qui concernent les façades et les parties communes, et celles qui remettraient en cause les règles applicables au logement : accessibilité, acoustique, ventilation, réglementation environnementale. Une cloison déplacée doit conserver les entrées d’air et les bouches d’extraction dans les bonnes pièces, ainsi que le passage de l’air sous les portes.
Le prix des TMA s’ajoute au prix de vente. Comparez le devis avec ce que coûterait la même modification après la livraison, réalisée par une entreprise de votre choix. Certaines demandes, comme le choix d’un revêtement dans la gamme proposée, peuvent être sans supplément ; d’autres entraînent une plus value et parfois des frais de dossier. Demandez un devis détaillé, poste par poste, et vérifiez que chaque modification est reportée sur les plans annexés à l’avenant.
Faire soi même certains travaux après la livraison
Depuis la loi ELAN de 2018, le contrat peut prévoir que l’acquéreur se réserve l’exécution de certains travaux de finition ou d’installation d’équipements, qu’il réalise lui même après la livraison. La liste des travaux concernés est fixée par décret. Le contrat comporte alors une clause, rédigée en caractères très apparents, par laquelle l’acquéreur accepte la charge, le coût et les responsabilités qui résultent de ces travaux.
Le contrat décrit ces travaux et indique leur prix, chiffré par le vendeur, qui n’est pas compris dans le prix de vente du logement. Ces travaux ne relèvent plus des garanties dues par le promoteur : un carrelage que vous posez vous même, ou que vous faites poser par votre artisan, engage votre responsabilité ou celle de votre entreprise. Avant d’opter pour cette formule, comparez le montant chiffré avec des devis réels, et vérifiez que votre artisan est assuré pour les travaux qu’il réalise.

Le stade des cloisons permet de vérifier l’implantation des modifications commandées.
Vérifier que les modifications sont exécutées
Les TMA sont une source d’erreurs : une prise oubliée, une cloison posée à l’ancien emplacement, un carrelage de la gamme standard à la place du modèle choisi. La visite au stade des cloisons, avant la pose des doublages et des finitions, est le meilleur moment pour vérifier l’implantation des cloisons, des gaines et des boîtiers électriques, et pour demander une correction tant qu’elle reste simple à réaliser.
À la visite de pré livraison puis à la livraison, chaque modification commandée se contrôle point par point, avenant en main. Une modification absente ou non conforme se note en réserve dans le procès verbal de livraison, au même titre qu’un défaut d’exécution. Gardez les avenants, les plans modifiés et les échanges avec le service clients du promoteur : ils servent de référence pour obtenir la levée des réserves.
Calendrier, évacuations, ventilation et acoustique
Une modification peut décaler la livraison si l’avenant le prévoit : lisez la clause qui traite du délai avant de signer. Elle peut aussi avoir des effets techniques. Déplacer une cuisine éloigne l’évier de la chute d’eaux usées et impose une pente suffisante pour l’évacuation ; ajouter une cloison dans un séjour crée une pièce qui doit disposer d’une entrée d’air et d’un passage de l’air vers les pièces de service, où se trouvent les bouches d’extraction.
Côté acoustique, une cloison légère posée sans précaution transmet les bruits entre les pièces, et les percements dans une paroi séparative avec le logement voisin affaiblissent l’isolement. Le revêtement de sol compte aussi : un parquet ou un carrelage posé sans la sous couche prévue modifie la transmission des bruits de choc vers le logement du dessous. Ces points se vérifient au stade des cloisons, puis à la livraison.
Un regard technique sur vos modifications
Avant de signer un avenant, un expert peut relire les plans modifiés et signaler les points techniques à surveiller. Pendant le chantier, il vérifie l’exécution des modifications lors des visites de cloisons et de pré livraison, puis il vous aide à formuler des réserves précises à la livraison. Il intervient de façon indépendante du promoteur et des entreprises, avec pour seul objectif la conformité de votre logement.
Notre assistance VEFA intervient dans toutes les communes de l’Ardèche, d’Annonay à Bourg-Saint-Andéol. Les visites de pré livraison et de livraison sont détaillées sur leurs pages, et les prix figurent sur la page nos tarifs. Lisez aussi nos articles sur la livraison et les réserves et sur les surfaces livrées.

Un revêtement choisi en option se contrôle à la livraison, avenant en main.
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Questions fréquentes
Qu’est ce qu’un TMA en VEFA ?
Un travail modificatif acquéreur : une modification du logement demandée au promoteur pendant la construction, par devis et avenant.
Jusqu’à quand peut on demander une modification ?
Jusqu’à la date limite fixée par le promoteur, qui dépend de l’avancement du chantier.
Le promoteur peut il refuser une modification ?
Oui, notamment si elle touche la structure, les façades, les parties communes ou les règles applicables au logement.
Que sont les travaux réservés ?
Des travaux de finition ou d’équipement que l’acquéreur réalise après la livraison, à ses frais et sous sa responsabilité.
Une modification mal exécutée se réserve t elle ?
Oui, elle se note au procès verbal de livraison comme tout autre défaut, avenant à l’appui.
Pouvez vous vérifier mes modifications en Ardèche ?
Oui, lors des visites cloisons, pré livraison et livraison, dans toutes les communes du département.
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Sources
- Code de la construction et de l’habitation, vente en l’état futur d’achèvement, Légifrance
- Loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, dite loi ELAN, Légifrance
- Agence nationale pour l’information sur le logement, acheter un logement neuf




