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Acheter un gîte ou une maison d’hôtes en Ardèche : le regard technique

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Acheter un gîte ou une maison d’hôtes en Ardèche : le regard technique

Gîte au bord de l’Ardèche, chambres d’hôtes dans un mas du Bas-Vivarais, ancienne magnanerie transformée en hébergement près des gorges : l’Ardèche est une terre de tourisme, et l’achat d’une maison destinée à l’accueil de vacanciers y est un projet courant. Au delà du coup de cœur, un bien qui reçoit du public doit être sûr, conforme et capable de supporter un usage intensif. Le regard technique compte autant que le compte d’exploitation.

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L’essentiel

Avant d’acheter un gîte ou une maison d’hôtes en Ardèche, il faut vérifier l’état du bâti et de la toiture, la sécurité des occupants (électricité, escaliers, garde corps, détection de fumée, piscine), la capacité de l’assainissement et de l’alimentation en eau au regard du nombre de personnes accueillies, et les règles applicables selon la capacité, les chambres d’hôtes étant limitées à cinq chambres et quinze personnes. Un bilan avant achat évalue ces points et chiffre les travaux.

Un hébergement touristique supporte en une saison l’usure de plusieurs années d’habitation ordinaire.

Le projet

Un usage plus exigeant qu’une maison familiale

Une maison qui accueille des vacanciers est occupée de façon intensive pendant la saison, par des personnes qui ne la connaissent pas. Les équipements sont sollicités bien au delà d’un usage familial : sanitaires, production d’eau chaude, assainissement, électricité, piscine. Les défauts passent moins inaperçus, et la sécurité des occupants engage la responsabilité de l’exploitant. Les attentes des clients en matière de confort, de propreté et de calme sont élevées, et la moindre panne en pleine saison se paie en annulations. Un hébergement bien entretenu se valorise à la revente.

Le bâti doit donc être examiné sous cet angle : ce qui est acceptable pour une maison de famille peut ne pas l’être pour un hébergement. Un escalier raide sans main courante, une terrasse sans garde corps suffisant, une installation électrique vétuste ou une piscine non sécurisée deviennent des risques à traiter avant l’ouverture, avec un budget à intégrer dès l’achat. Les travaux réalisés pendant l’intersaison doivent être planifiés pour ne pas empiéter sur la période d’ouverture.

Le bâti

Toiture, murs et humidité

Les bâtiments anciens reconvertis en hébergement, mas, fermes, magnaneries, présentent les points de vigilance du bâti ancien ardéchois : toiture et charpente, murs de pierre et voûtes, planchers bois, humidité des pièces basses et des chambres aménagées dans d’anciens volumes agricoles. Une chambre humide, qui sent le moisi, se ressent immédiatement dans les avis des clients. Les murs épais en pierre restent frais l’été, mais peuvent être humides et froids au printemps et à l’automne. Les salles d’eau créées dans des volumes anciens doivent être bien ventilées et étanches, faute de quoi les dégâts apparaissent rapidement dans les planchers et les murs voisins.

L’expert examine la toiture, les fissures, les planchers et l’humidité de chaque pièce, et vous indique les travaux nécessaires pour que les chambres et les gîtes restent sains toute l’année, y compris après une fermeture hivernale. Notre article sur les caves voûtées et rez de chaussée enterrés détaille les précautions pour ces pièces. Il signale aussi les équipements de chauffage et de ventilation à revoir pour une occupation en demi saison.

La sécurité

Protéger les occupants

Chaque logement doit être équipé de détecteurs de fumée, et les installations électriques et de gaz doivent être en bon état : les diagnostics réalisés pour la vente en donnent une première image, sans valoir contrôle de conformité. Les escaliers, garde corps, mezzanines et terrasses doivent prévenir les chutes, en particulier pour les enfants. Les poêles et cheminées doivent être ramonés et leurs conduits en état. Une trousse de premiers secours et un affichage des consignes complètent ces équipements.

Les piscines enterrées privées doivent disposer d’un dispositif de sécurité normalisé, barrière, alarme, couverture ou abri. Au delà de certaines capacités d’accueil, les règles applicables aux établissements recevant du public peuvent s’appliquer, avec des exigences supplémentaires en matière d’incendie et d’évacuation : la capacité envisagée doit être vérifiée avant l’achat. L’éclairage extérieur des cheminements et des escaliers est aussi un point de sécurité à ne pas négliger.

Chambre d'hôtes avec mur en pierre apparente

Une maison d’hôtes reçoit une occupation intensive pendant la saison.

Les réseaux

Eau et assainissement à la bonne taille

Une maison isolée est en général équipée d’un assainissement non collectif, dimensionné pour un nombre de pièces principales. Accueillir davantage de personnes que prévu peut saturer l’installation et provoquer des dysfonctionnements en pleine saison. Le rapport du service public d’assainissement non collectif, daté de moins de trois ans, et le dimensionnement de l’installation doivent être comparés à la capacité d’accueil envisagée. Une fosse sous dimensionnée se manifeste par des odeurs et des remontées, très gênantes pour les clients. Un contrôle régulier de l’installation, avec vidange de la fosse, fait partie de l’exploitation.

L’alimentation en eau doit aussi suivre : débit d’une source ou d’un captage privé en été, qualité de l’eau, pression, capacité de production d’eau chaude. Une eau de source destinée à des clients doit faire l’objet de contrôles de qualité. Notre article sur l’assainissement non collectif détaille ces obligations. Une réserve d’eau ou un raccordement complémentaire peut être nécessaire en été. Faites analyser l’eau avant la saison.

Les règles

Chambres d’hôtes, gîtes et déclarations

Les chambres d’hôtes sont limitées à cinq chambres et quinze personnes, chez l’habitant, et doivent être déclarées en mairie. Les meublés de tourisme obéissent à leurs propres formalités de déclaration et, selon les communes, d’enregistrement. Au delà de ces seuils, le projet change de nature et relève d’autres règles, notamment de sécurité incendie. La taxe de séjour s’applique aussi selon les règles de la commune. Les règles évoluent : vérifiez les à la date de votre projet.

Le changement d’usage d’un bâtiment agricole en hébergement suppose aussi une autorisation d’urbanisme. Ces aspects se vérifient en mairie et avec un conseil spécialisé avant de signer. L’expert en bâtiment ne se prononce pas sur le modèle économique, mais sur l’aptitude du bâti à accueillir le projet et sur le coût des travaux. Un conseil juridique et fiscal complète utilement l’analyse technique.

Le bilan

Chiffrer avant de s’engager

Notre bilan avant achat examine le bâti, les équipements visibles, la sécurité apparente et les réseaux, dans toutes les communes de l’Ardèche. Le rapport hiérarchise les travaux à prévoir avant l’ouverture et ceux qui peuvent attendre, pour intégrer ce budget dans votre projet et votre financement. Il distingue ce qui relève de la sécurité, prioritaire, et ce qui relève du confort ou de l’esthétique. Les photographies facilitent la consultation des entreprises.

Les prix figurent sur la page nos tarifs. Pour une maison avec piscine, notre article sur la piscine et les vices cachés complète ces conseils, et celui sur la résidence secondaire détaille les points propres aux maisons occupées une partie de l’année. Un expert indépendant vous conseille sans rien vous vendre.

Expert contrôlant un local technique de piscine

Le local technique de la piscine fait partie de l’examen d’un hébergement.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien de chambres d’hôtes peut on ouvrir ?

Au maximum cinq chambres et quinze personnes, chez l’habitant, avec une déclaration en mairie.

L’assainissement suffit il pour des clients ?

Il doit être dimensionné pour la capacité d’accueil ; une installation trop petite sature en pleine saison.

Les détecteurs de fumée sont ils obligatoires ?

Oui, chaque logement doit en être équipé.

Une piscine de gîte doit elle être sécurisée ?

Oui, une piscine enterrée privée doit disposer d’un dispositif de sécurité normalisé.

Peut on transformer une grange en gîte ?

C’est un changement d’usage soumis à autorisation d’urbanisme, à vérifier en mairie avant l’achat.

Intervenez vous pour un projet d’hébergement ?

Oui, dans toutes les communes de l’Ardèche, avec un expert indépendant qui ne réalise aucun travaux.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code du tourisme, chambres d’hôtes et meublés de tourisme, Légifrance
  • Code de la construction et de l’habitation, sécurité des piscines et détecteurs de fumée, Légifrance
  • Service public, assainissement non collectif


"Petite
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Acheter dans la vallée du Rhône ardéchoise : ce que change la zone de sismicité 3

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Acheter dans la vallée du Rhône ardéchoise : ce que change la zone de sismicité 3

De Sarras à Saint-Marcel-d’Ardèche, toute la vallée du Rhône ardéchoise est classée en zone de sismicité 3, modérée, tout comme Privas, Villeneuve-de-Berg, Vallon-Pont-d’Arc ou Ruoms. Le séisme du Teil, le 11 novembre 2019, a montré que ce classement correspond à un risque réel. Pour un acquéreur, la mention de la zone de sismicité dans l’état des risques soulève des questions concrètes : la maison est elle vulnérable, a t elle subi des dommages, que faudra t il respecter lors de futurs travaux ?

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L’essentiel

En zone de sismicité 3, les règles de construction parasismique s’appliquent aux maisons individuelles neuves, mais une maison existante n’a pas à être renforcée lors de sa vente. Pour un achat, il faut évaluer la vulnérabilité du bâti, en particulier des maisons anciennes en maçonnerie peu chaînée, vérifier si le bien a subi le séisme de 2019 et comment il a été réparé, et tenir compte des règles qui s’appliqueront à une extension ou à des travaux lourds. Un bilan avant achat examine ces points.

La zone de sismicité ne dit rien de la maison : c’est la façon dont elle est construite qui fait sa vulnérabilité.

Le zonage

Ce que signifie la zone 3

Le zonage sismique de la France classe chaque commune de la zone 1, très faible, à la zone 5, forte. En Ardèche, la vallée du Rhône et une large part du sud-est sont en zone 3, modérée, et le reste du département en zone 2, faible, comme Annonay, Aubenas ou Lamastre. Ce classement est indiqué dans l’état des risques remis à l’acquéreur. Le zonage est consultable commune par commune sur Géorisques, avec les autres risques de l’adresse.

Il ne s’agit pas d’une prévision : il exprime la probabilité de secousses d’une certaine intensité sur une longue période. Il sert surtout à fixer les règles de construction applicables aux bâtiments neufs, selon leur catégorie d’importance. Les maisons individuelles relèvent de la catégorie dite courante, pour laquelle les règles s’imposent à partir de la zone 3. Il n’a pas d’effet sur la valeur réglementaire d’une maison existante, mais il éclaire sur les précautions à prendre.

Les règles

Ce qui s’applique au neuf et à l’existant

Pour une maison individuelle neuve en zone 3, les règles de construction parasismique s’appliquent : dispositions des règles simplifiées pour les maisons individuelles ou de l’Eurocode 8, avec des chaînages horizontaux et verticaux, des liaisons entre murs, planchers et toiture, et des limites sur les ouvertures. Le constructeur doit les respecter, et le contrôle se fait pendant le chantier. Le constructeur doit pouvoir vous expliquer comment elles sont mises en œuvre sur votre maison.

Pour une maison existante, la vente n’impose aucun renforcement. En revanche, certains travaux importants sur l’existant, comme une extension, une surélévation ou une modification lourde de la structure, peuvent devoir respecter des règles particulières, à vérifier avec un professionnel de la structure. C’est un point à intégrer à vos projets dès l’achat. Le service urbanisme de la commune peut vous indiquer les formalités applicables à votre projet.

La vulnérabilité

Ce qui rend une maison fragile

Les maisons anciennes en maçonnerie de pierre, aux murs peu ou pas chaînés, aux planchers bois mal liés aux murs et aux toitures lourdes, sont les plus vulnérables. Les cheminées et souches, les pignons hauts, les angles non liés, les grandes ouvertures percées sans renfort et les extensions accolées sans joint sont des points faibles. Les maisons récentes conçues selon les règles se comportent beaucoup mieux. Le sol joue aussi un rôle : des remblais ou des alluvions peuvent amplifier les secousses.

Lors du séisme de 2019, ce sont ces éléments qui ont le plus souffert : souches effondrées, pignons déformés, fissures diagonales entre ouvertures, murs disjoints aux angles. L’expert les examine en priorité lors d’un bilan avant achat, et vous indique les renforcements envisageables, tirants, chaînages, renforcement des cheminées, à étudier avec un bureau d’études. Ces renforcements peuvent parfois être intégrés à une rénovation programmée, ce qui en limite le coût.

Chaînage en béton armé visible sur une maison en rénovation

Les petites villes de la vallée du Rhône ardéchoise sont classées en zone de sismicité 3.

Le séisme de 2019

Un bien touché et réparé ?

Pour une maison située au Teil, à Viviers, à Rochemaure, à Bourg-Saint-Andéol, à Villeneuve-de-Berg ou dans les communes voisines, il est légitime de demander au vendeur si le bien a été endommagé en 2019, s’il a fait l’objet d’une déclaration de sinistre et quelles réparations ont été réalisées. Un sinistre indemnisé au titre des catastrophes naturelles doit être signalé dans l’état des risques. Les voisins se souviennent en général des maisons les plus touchées.

Les factures, l’étude de structure et le rapport d’expertise de l’assurance renseignent sur la nature des réparations. L’expert vérifie sur place leur cohérence : présence de tirants, reprises d’angles, état des enduits refaits, fissures réapparues. Notre article sur les fissures après le séisme du Teil détaille les signes à rechercher. Une fissure réapparue sur une reprise récente doit être interrogée avant de signer.

L’assurance

Ce que couvre la garantie

Les dommages causés par un séisme relèvent de la garantie catastrophe naturelle, incluse dans les contrats d’assurance habitation, lorsqu’un arrêté de reconnaissance est publié pour la commune. Après le séisme de 2019, des arrêtés ont été pris pour plusieurs communes, dont Le Teil, Viviers, Villeneuve-de-Berg et Bourg-Saint-Andéol. La déclaration doit être faite dans les trente jours suivant la publication. Une franchise légale reste à la charge de l’assuré.

Pour un bien acheté après des réparations, conservez les documents remis par le vendeur : ils seront utiles si des désordres réapparaissent, pour établir ce qui a été traité et rechercher, le cas échéant, la responsabilité de l’entreprise qui a réalisé les travaux. Interrogez votre futur assureur sur les conditions de garantie applicables au bien.

Le bilan

Examiner avant d’acheter

Notre bilan avant achat examine la structure de la maison, ses points faibles face au séisme, les traces de dommages et de réparations, ainsi que les autres risques de l’adresse, inondation par le Rhône ou ses affluents, retrait gonflement des argiles. Il est réalisé dans toutes les communes de l’Ardèche. Il vous dit aussi ce qui relève de l’entretien courant.

Pour un projet de construction neuve, notre article sur la construction en zone de sismicité 3 détaille les règles applicables. Les prix de nos interventions figurent sur la page nos tarifs. Un expert indépendant vous conseille sans rien vous vendre.

Expert observant une fissure sur un mur ancien

Les chaînages en béton armé solidarisent les murs d’une maison face au séisme.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Une maison en zone 3 doit elle être renforcée avant la vente ?

Non, aucune obligation de renforcement ne pèse sur une maison existante lors de sa vente.

Les règles parasismiques s’appliquent elles aux maisons neuves ?

Oui, en zone 3, les maisons individuelles neuves doivent respecter les règles de construction parasismique.

Comment savoir si une maison a subi le séisme de 2019 ?

En interrogeant le vendeur, en consultant l’état des risques et en faisant examiner les fissures et les réparations.

Une extension doit elle respecter des règles particulières ?

Certains travaux importants sur l’existant peuvent y être soumis ; à vérifier avec un professionnel de la structure.

Les maisons anciennes sont elles plus vulnérables ?

Oui, en particulier les maçonneries peu chaînées, les cheminées, les pignons et les toitures lourdes.

Intervenez vous dans la vallée du Rhône ?

Oui, dans toutes les communes de l’Ardèche, avec un expert indépendant qui ne réalise aucun travaux.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Ministère de la Transition écologique, zonage sismique et règles de construction
  • Géorisques, zonage sismique et arrêtés de catastrophe naturelle
  • Code de l’environnement, prévention du risque sismique, Légifrance


"Maison
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Acheter une maison des années 1960 et 1970 : les points à contrôler

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Acheter une maison des années 1960 et 1970 : les points à contrôler

Autour d’Annonay, d’Aubenas, de Privas ou face à Valence, à Guilherand-Granges et Saint-Péray, les années 1960 et 1970 ont vu se multiplier les maisons individuelles en lotissement : murs en blocs de béton enduits, toiture de tuiles, garage au rez de chaussée ou sous sol, jardin. Ces maisons, robustes dans l’ensemble, sont aujourd’hui sur le marché, à des prix parfois attractifs. Leur âge appelle pourtant un examen précis, car leurs points faibles sont connus.

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L’essentiel

Une maison des années 1960 et 1970 présente des points de vigilance récurrents : isolation faible ou absente, simple vitrage, installation électrique ancienne, plomberie vieillissante, matériaux contenant de l’amiante, toiture et charpente à réviser, et fondations superficielles sensibles au retrait gonflement des argiles dans les secteurs exposés. Un bilan avant achat évalue ces points, chiffre la remise à niveau et vous évite de sous estimer le budget de rénovation.

Une maison de cette époque est rarement en mauvais état, mais elle a presque toujours besoin d’une remise à niveau.

Le bâti

Une construction de son époque

Les maisons de cette période sont en général construites en blocs de béton creux enduits, sur des fondations superficielles, avec un plancher bas en dalle sur terre plein ou sur vide sanitaire, une charpente traditionnelle ou en fermettes et une couverture de tuiles. Les menuiseries d’origine sont en bois à simple vitrage, et le chauffage, au fioul, électrique ou au bois, a en général été modifié depuis. Le sous sol complet, avec garage et cave, est courant dans les lotissements de cette période, et son étanchéité mérite d’être examinée.

Construites avant la première réglementation thermique de 1974 ou dans ses premières années, elles sont peu ou pas isolées. Elles ont aussi été bâties avant l’application des règles parasismiques actuelles, ce qui compte dans la vallée du Rhône et le sud-est de l’Ardèche, classés en zone de sismicité 3. Leur qualité dépend beaucoup du constructeur et de l’entretien réalisé depuis. Les extensions, vérandas et aménagements de combles réalisés depuis sont à repérer, car ils n’ont pas toujours été faits dans les règles.

Les fondations

Sol argileux et fissures

Les fondations superficielles de ces maisons, réalisées sans étude de sol, les rendent sensibles au retrait gonflement des argiles là où le sol y est exposé : bassins de Privas et d’Aubenas, une partie de la vallée du Rhône, plaines du sud. Les fissures en escalier aux angles des ouvertures, le décollement du garage ou de la terrasse, les portes qui frottent sont les signes à rechercher. Une terrasse ou un garage accolés après coup se décollent volontiers du corps de la maison.

L’expert examine les façades, les abords, les arbres proches et la gestion des eaux pluviales, consulte l’exposition de l’adresse sur Géorisques et les arrêtés de catastrophe naturelle de la commune, et vous indique si les fissures observées sont anciennes et stabilisées ou actives. Notre article sur les fissures liées à la sécheresse détaille ce phénomène. Des réparations de fissures rebouchées et repeintes doivent aussi être repérées et interrogées. Il précise enfin si une étude de sol est utile.

Les équipements

Électricité, plomberie, chauffage

L’installation électrique d’origine, sans prise de terre généralisée ni protection différentielle, a pu être partiellement rénovée : le diagnostic électricité, obligatoire pour une installation de plus de quinze ans, en signale les anomalies. La plomberie en acier galvanisé ou en plomb, les évacuations anciennes et les ballons d’eau chaude vieillissants sont à évaluer, tout comme le chauffage, sa chaudière, ses radiateurs et ses conduits. Les tableaux électriques d’origine, à fusibles, sont un indice d’installation non rénovée. Les canalisations encastrées ne se voient pas : l’expert observe les traces de fuites.

Une cuve à fioul enterrée ou en sous sol, encore présente, doit être vidée, neutralisée ou retirée si le chauffage a changé. L’expert observe l’état apparent de ces installations, sans se substituer aux diagnostics réglementaires, et vous indique les postes probables de remise à niveau. Un conduit de cheminée ancien doit être ramoné et vérifié avant tout usage.

Ancienne fenêtre en simple vitrage et volet roulant

Une maison des années 1970 en blocs béton enduits, typique des lotissements de l’époque.

L’amiante

Matériaux d’époque

Les maisons dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997 font l’objet d’un repérage de l’amiante lors de la vente. Dans les maisons des années 1960 et 1970, on trouve parfois des plaques de fibrociment en toiture ou en bardage, des conduits de fumée ou d’eaux pluviales, des dalles de sol vinyles et leur colle, certains enduits. Leur présence n’est pas dangereuse si les matériaux sont en bon état et non dégradés. Le rapport de repérage localise chaque matériau concerné et en décrit l’état de conservation.

Elle a en revanche des conséquences sur les travaux : leur retrait ou leur intervention dessus doivent être réalisés par des entreprises qualifiées, avec un surcoût à prévoir. Lisez attentivement le rapport de repérage et faites en tenir compte dans le chiffrage de vos projets de rénovation. Un désamiantage de toiture, par exemple, peut peser fortement dans le budget. Votre notaire peut vous aider à lire ce rapport.

L’énergie

Isoler, ventiler, chauffer

Ces maisons sont en général classées en catégorie E, F ou G au diagnostic de performance énergétique. Leur rénovation énergétique passe par l’isolation des combles, des murs et du plancher bas, le remplacement des menuiseries, une ventilation adaptée et un système de chauffage performant. Les aides publiques à la rénovation peuvent alléger le budget, sous conditions. Un audit énergétique, obligatoire lors de la vente des maisons classées E, F ou G, détaille les scénarios de travaux.

L’isolation doit être pensée avec la ventilation : une maison rendue étanche sans renouvellement d’air voit apparaître condensation et moisissures. Notre article sur la condensation et les moisissures rappelle ce mécanisme. Le rapport de l’expert identifie les points faibles thermiques visibles, ponts thermiques, menuiseries, combles. Il signale aussi les infiltrations anciennes visibles sous les combles.

Le bilan

Chiffrer la remise à niveau

Notre bilan avant achat examine la maison dans son ensemble, structure, toiture, humidité, équipements visibles et abords, et hiérarchise les travaux. Il vous permet de faire chiffrer la remise à niveau avant de signer, et de négocier sur cette base. Le rapport précise aussi ce qui peut attendre et ce qui doit être traité rapidement.

Les prix figurent sur la page nos tarifs, et notre article sur le déroulement d’un bilan avant achat détaille la démarche. Pour une maison dans la vallée du Rhône, notre article sur la zone de sismicité 3 complète ces conseils. Un expert indépendant vous conseille sans rien vous vendre.

Expert contrôlant une installation électrique ancienne

Les menuiseries d’origine à simple vitrage sont un poste de rénovation à prévoir.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Une maison des années 1970 est elle bien construite ?

En général oui, mais elle demande une remise à niveau de l’isolation, des menuiseries et des équipements.

Y a t il de l’amiante dans ces maisons ?

Parfois, dans le fibrociment, les conduits ou les dalles de sol ; le repérage réalisé pour la vente le précise.

Les fissures sont elles courantes ?

Elles apparaissent sur sol argileux, les fondations étant superficielles et réalisées sans étude de sol.

Le DPE de ces maisons est il mauvais ?

Il est en général médiocre, E, F ou G, faute d’isolation d’origine.

Faut il refaire l’électricité ?

Le diagnostic électricité signale les anomalies ; une mise en sécurité ou une rénovation est à prévoir dans bien des cas.

Intervenez vous dans les lotissements ?

Oui, dans toutes les communes de l’Ardèche, avec un expert indépendant qui ne réalise aucun travaux.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Service public, diagnostics amiante, électricité et performance énergétique
  • Géorisques, retrait gonflement des argiles et zonage sismique
  • Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, rénovation énergétique des maisons


"Ancienne
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Acheter une ferme ou une maison en pierre isolée : toiture, charpente, eau et assainissement

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Acheter une ferme ou une maison en pierre isolée : toiture, charpente, eau et assainissement

Une ferme en pierre au milieu des châtaigniers, une ancienne magnanerie accrochée à un versant cévenol, un corps de ferme du plateau avec sa grange et sa toiture massive : l’Ardèche compte quantité de bâtiments ruraux isolés, vendus en général avec du terrain. Leur charme est réel, mais leur remise en état peut coûter plus que leur prix d’achat. Avant de signer, il faut évaluer la structure, la toiture, l’eau, l’assainissement, l’accès et les possibilités d’aménagement.

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L’essentiel

Pour une ferme ou une maison en pierre isolée, les points décisifs sont la toiture et la charpente, l’état des murs et des voûtes, l’humidité, l’alimentation en eau, parfois par une source ou un captage privé, l’assainissement non collectif, l’accès et l’électricité, ainsi que les règles d’urbanisme qui encadrent la transformation des bâtiments agricoles. Un bilan avant achat chiffre ces postes et évite de découvrir après la signature des travaux hors budget.

Dans une ferme ancienne, le prix d’achat n’est qu’une partie du budget : la toiture et l’eau font une large part du reste.

Le bâti

Des bâtiments conçus pour un autre usage

Les fermes ardéchoises associent un logement modeste et de vastes volumes agricoles : étable voûtée au rez de chaussée, grange ou fenil à l’étage, clède pour sécher les châtaignes, magnanerie pour l’élevage des vers à soie dans les Cévennes ardéchoises et le Bas-Vivarais. Les murs sont en pierre du pays, liés à la terre ou à la chaux, les charpentes en bois local, et les toitures couvertes de tuiles canal, de lauzes de schiste ou de phonolite, ou d’ardoises.

Ces bâtiments ont été conçus pour des usages agricoles, avec des ouvertures réduites, des sols en terre battue et une ventilation naturelle. Leur transformation en habitation impose de créer des ouvertures, des planchers, des réseaux et une isolation, sans compromettre la structure ni enfermer l’humidité. C’est un projet de rénovation lourde, qui se prépare avec un diagnostic sérieux. Il vaut mieux connaître l’ampleur des travaux avant d’acheter que de la découvrir en cours de chantier.

La toiture

Charpente et couverture, le premier poste

Sur un bâtiment agricole longtemps inoccupé, la toiture est le point critique. Une couverture fuyarde, même localement, a pu faire pourrir des pannes, des chevrons et des têtes de murs pendant des années. Les toitures de lauzes, très lourdes, supposent une charpente saine et des murs capables de les porter ; leur réfection à l’identique, avec un savoir faire spécifique, représente un budget important. Les noues, les rives et les solins autour des cheminées sont les premiers points de fuite.

L’expert examine la couverture depuis les points accessibles, la charpente depuis l’intérieur, les têtes de murs et les traces d’infiltration. Il repère les pièces de bois attaquées par les insectes ou les champignons, les déformations et les reprises anciennes, et vous indique si une intervention d’un charpentier ou un diagnostic complémentaire s’impose. Notre article sur la rénovation des toitures ardéchoises détaille ces points. Il signale aussi les zones dangereuses à ne pas emprunter.

Les murs

Maçonneries, voûtes et terrain

Les murs de pierre d’une ferme ancienne peuvent présenter des fissures stabilisées, des parements qui bombent, des angles disjoints ou des linteaux affaiblis. Les voûtes des anciennes étables doivent être examinées avant tout aménagement au dessus. Sur un terrain en pente, les murs de soutènement des terrasses et des accès, les faïsses, sont à vérifier : leur reconstruction est coûteuse. Les anciens planchers de fenil, en bois, doivent être sondés avant toute circulation.

L’humidité est quasi systématique dans les pièces basses et enterrées, en particulier dans les anciennes étables dont les murs sont chargés de sels. L’expert mesure l’humidité, observe les entrées d’eau et vous indique les pièces qui peuvent devenir habitables, et à quelles conditions. Notre article sur les fissures des maisons en pierre complète ces repères.

Vieille charpente en bois dans une grange

Une ancienne ferme en pierre cumule des volumes agricoles à transformer.

L’eau

Source, captage et assainissement

Une ferme isolée est rarement raccordée aux réseaux publics. L’eau provient d’une source, d’un captage ou d’un puits, dont il faut vérifier le débit en été, la qualité par une analyse en laboratoire, et le statut juridique, propriété du captage, servitudes de passage des canalisations. Une eau non potable ou un débit insuffisant en saison sèche peuvent compromettre le projet. Une source qui tarit en août est un vrai problème pour une maison habitée l’été.

L’assainissement est non collectif : le rapport de contrôle du service public d’assainissement non collectif, daté de moins de trois ans, indique l’état de l’installation. En cas de non conformité, l’acquéreur dispose d’un an après la vente pour faire les travaux, dont le coût dépend de la nature du sol et de la pente. Notre article sur l’assainissement non collectif détaille ces obligations. Le raccordement électrique d’une ferme isolée peut aussi représenter un coût.

L’urbanisme

Ce que l’on a le droit de faire

Transformer une grange, une étable ou une magnanerie en habitation est un changement de destination, soumis à autorisation d’urbanisme. Dans les zones agricoles ou naturelles d’un plan local d’urbanisme, il n’est possible que pour les bâtiments identifiés à cet effet, et peut nécessiter l’avis d’une commission. Les extensions, les piscines et les annexes sont aussi encadrées. Les règles varient selon la commune et son document d’urbanisme.

Renseignez vous en mairie avant de signer, et faites préciser dans le compromis les autorisations dont dépend votre projet. Le notaire vérifie les titres, les servitudes et l’accès, mais ne se prononce pas sur l’état du bâti. Notre bilan avant achat complète ce travail par un examen technique, dans toutes les communes de l’Ardèche. L’accès par un chemin privé ou communal doit être vérifié, tout comme sa praticabilité en hiver.

Le budget

Chiffrer avant de s’engager

Le rapport de l’expert hiérarchise les postes : toiture et charpente, murs et voûtes, humidité, eau et assainissement, électricité, accès. Il vous permet de faire chiffrer les travaux par des entreprises avant de signer, et de comparer le budget total au prix demandé. Pour une ferme à rénover, ce budget dépasse parfois le prix d’achat. Une provision pour imprévus reste indispensable dans tout projet de rénovation ancienne.

Ce chiffrage sert aussi à négocier, et à vérifier que le projet est compatible avec votre financement. Les prix de nos interventions figurent sur la page nos tarifs, et notre article sur la rénovation d’une maison en pierre détaille les précautions à prendre ensuite. Un expert indépendant vous conseille sans rien vous vendre.

Expert inspectant une poutre de charpente

La charpente d’un bâtiment longtemps inoccupé est le premier point à examiner.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Peut on transformer une grange en habitation ?

C’est un changement de destination soumis à autorisation ; en zone agricole ou naturelle, il n’est possible que pour les bâtiments identifiés.

Comment vérifier une source privée ?

Par une analyse de la qualité de l’eau en laboratoire, une mesure du débit en été et la vérification du statut du captage.

Une toiture en lauzes est elle un problème ?

Elle est lourde et coûteuse à refaire à l’identique ; la charpente et les murs doivent pouvoir la porter.

Que faire si l’assainissement est non conforme ?

L’acquéreur dispose d’un an après la vente pour réaliser les travaux de mise en conformité.

Le budget de travaux peut il dépasser le prix ?

Oui pour une ferme à rénover : d’où l’intérêt d’un chiffrage avant de signer.

Intervenez vous pour une maison isolée ?

Oui, dans toutes les communes de l’Ardèche, avec un expert indépendant qui ne réalise aucun travaux.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de l’urbanisme, changement de destination, Légifrance
  • Service public, assainissement non collectif et vente
  • Agence régionale de santé, qualité de l’eau des captages privés


"Immeuble
Achat immobilier

Acheter un appartement dans un centre ancien ardéchois : immeuble, copropriété et travaux à venir

Achat immobilier

Acheter un appartement dans un centre ancien ardéchois : immeuble, copropriété et travaux à venir

Dans les centres anciens d’Aubenas, de Privas, d’Annonay ou de Tournon-sur-Rhône, les appartements occupent des immeubles de pierre de plusieurs siècles, divisés au fil du temps en petites copropriétés. Les prix y sont accessibles, les volumes parfois généreux, et l’emplacement pratique. Mais acheter un appartement dans un immeuble ancien, c’est aussi acheter une part d’un bâtiment dont l’état conditionne les charges et les travaux des années à venir.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Avant d’acheter un appartement dans un centre ancien ardéchois, il faut examiner le logement (planchers, humidité, fenêtres, installations), mais aussi l’immeuble : toiture, façades, cage d’escalier, caves, réseaux, et lire les documents de la copropriété, procès verbaux d’assemblée générale, carnet d’entretien, plan pluriannuel de travaux, fonds de travaux. Dans une petite copropriété ancienne, les travaux de toiture ou de façade se répartissent entre peu de copropriétaires et pèsent lourd.

Dans une petite copropriété, chaque gros travaux se partage entre peu de propriétaires.

L’immeuble

Des immeubles anciens, de petites copropriétés

Les immeubles des centres anciens ardéchois comptent en général deux à cinq niveaux, avec un escalier commun, des caves, parfois une cour. Leurs murs sont en pierre, leurs planchers en bois, et leur toiture en tuiles. Une grande partie de ces immeubles a été divisée en appartements au cours du XXe siècle, avec des transformations successives : cloisons, salles de bains, cuisines, combles aménagés. Les rez de chaussée abritent parfois des commerces ou d’anciens ateliers, dont l’activité et les transformations pèsent aussi sur l’immeuble.

Ces copropriétés réunissent en général peu de lots, parfois sans syndic professionnel, avec un fonctionnement plus ou moins formalisé. L’entretien des parties communes y a pu être différé, faute de moyens ou d’accord entre copropriétaires. Toiture, façade, cage d’escalier et réseaux d’évacuation sont alors les postes à surveiller, car leurs travaux, inévitables, se répartissent entre un petit nombre de propriétaires. Le fonctionnement de la copropriété devient alors aussi important que l’état de l’appartement lui même.

Le logement

Ce qu’il faut examiner dans l’appartement

Dans l’appartement, les planchers sont le premier point : flèche, plancher qui sonne creux, fissures au plafond de l’étage inférieur, carrelage fendu. Les cloisons modifiées et les ouvertures créées dans des murs de refend doivent être repérées. L’humidité se recherche en pied de mur, autour des fenêtres, dans les pièces d’eau et sous les combles pour le dernier étage. Les combles aménagés du dernier étage doivent être examinés pour leur isolation, leur ventilation et la charpente qui les porte.

Les menuiseries, les installations électriques et la production de chauffage et d’eau chaude, en général individuelles, sont aussi à évaluer. Le diagnostic de performance énergétique renseigne sur la consommation : un logement classé G ne peut plus être proposé à la location depuis 2025, et les logements classés F suivront, ce qui compte pour un investissement locatif. Les diagnostics plomb et amiante complètent le dossier. Une salle de bains créée sur un plancher bois mérite une vérification de l’étanchéité et des évacuations. Vérifiez enfin les possibilités de stationnement à proximité.

Les parties communes

Toiture, façade, escalier et caves

L’expert examine, lorsque l’accès est possible, la cage d’escalier, ses marches et son garde corps, les murs et plafonds communs, les caves, la cour, et la toiture depuis les combles ou les fenêtres. Les fissures traversant plusieurs étages, les déformations de l’escalier, les traces d’infiltration sous la toiture ou en façade, l’humidité des caves sont autant d’indices de travaux à venir. Les caves partagées ou attribuées révèlent aussi l’état des fondations et l’humidité de l’immeuble. Les garde corps anciens doivent être solides.

Les réseaux communs, descentes d’eaux pluviales, colonnes d’évacuation anciennes en fonte, branchements, sont aussi à observer : leur remplacement est une dépense collective. En secteur protégé, aux abords d’un monument historique, les travaux de façade, de toiture et de menuiseries sont soumis à l’avis de l’architecte des Bâtiments de France, ce qui peut en augmenter le coût. Dans les rues étroites, l’échafaudage nécessaire à ces travaux suppose aussi une autorisation d’occupation du domaine public.

Escalier ancien en bois dans un immeuble en copropriété

L’escalier commun d’un immeuble ancien révèle l’état de la structure.

Les documents

Lire la vie de la copropriété

Les procès verbaux des trois dernières assemblées générales indiquent les travaux votés, les travaux refusés, les sinistres et les difficultés. Le carnet d’entretien, le règlement de copropriété, l’état des charges et les éventuels impayés renseignent sur la gestion. Le plan pluriannuel de travaux, obligatoire de façon progressive pour les copropriétés de plus de quinze ans, et le fonds de travaux donnent une vision des dépenses à venir. Le diagnostic technique global, lorsqu’il existe, complète ces informations.

Dans une petite copropriété mal tenue, ces documents peuvent être incomplets : c’est en soi une information. Le croisement de ces pièces avec l’examen technique est le cœur du bilan avant achat : une façade fissurée sans ravalement prévu, une toiture fuyarde sans décision, un fonds de travaux vide sont des signaux d’alerte. L’absence d’assemblée générale depuis plusieurs années est aussi un signal d’alerte.

La négociation

Transformer les constats en arguments

Le rapport de l’expert distingue les travaux privatifs, à votre charge, des travaux communs, répartis entre copropriétaires selon les tantièmes. Il évalue la nature et l’urgence des uns et des autres, ce qui vous permet de demander des devis, d’interroger le syndic sur les décisions en cours et de négocier le prix en conséquence. Le chiffrage obtenu sert aussi de base pour votre plan de financement.

Lorsque des travaux importants sont votés avant la vente, la répartition de leur paiement entre vendeur et acquéreur se discute et peut être précisée dans l’acte. Votre notaire vous conseille sur ce point. Notre article sur les fissures dans un immeuble ancien détaille les désordres de structure de ce type de bâtiment. Une demande écrite au syndic permet de connaître les procédures en cours.

Le bilan

Un examen avant de signer

Notre bilan avant achat examine l’appartement, les parties communes accessibles et les documents de copropriété, dans toutes les communes de l’Ardèche. Il est réalisable avant le compromis ou pendant le délai de rétractation de dix jours. Le rapport vous parvient rapidement, avec des photographies localisées.

Les prix figurent sur la page nos tarifs, et notre article sur le déroulement d’un bilan avant achat détaille la démarche. Pour un achat dans un village plutôt qu’en ville, notre article sur l’achat d’une maison de village complète ces conseils. Un expert indépendant vous conseille sans rien vous vendre.

Expert lisant les documents de copropriété

Les procès verbaux d’assemblée générale indiquent les travaux votés et à venir.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quels documents demander pour un appartement en copropriété ?

Les procès verbaux des trois dernières assemblées générales, le carnet d’entretien, le règlement, l’état des charges et, s’il existe, le plan pluriannuel de travaux.

Un logement classé G peut il être loué ?

Non, un logement classé G ne peut plus être proposé à la location depuis 2025.

Qui paie les travaux votés avant la vente ?

La répartition entre vendeur et acquéreur se discute et peut être précisée dans l’acte, avec le notaire.

Les planchers sont ils des parties communes ?

En général oui, selon le règlement de copropriété ; leur réparation relève alors de la copropriété.

Que faire si la copropriété n’a pas de syndic ?

C’est un point de vigilance : la gestion et l’entretien de l’immeuble risquent d’être insuffisants.

Intervenez vous dans les centres anciens ?

Oui, dans toutes les communes de l’Ardèche, avec un expert indépendant qui ne réalise aucun travaux.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété, Légifrance
  • Code de la construction et de l’habitation, plan pluriannuel de travaux, Légifrance
  • Service public, logement décent et performance énergétique


"Maison
Achat immobilier

Acheter en zone inondable en Ardèche : lire le PPRI et l’état des risques

Achat immobilier

Acheter en zone inondable en Ardèche : lire le PPRI et l’état des risques

Une maison au bord de l’Ardèche ou du Chassezac, un appartement sur les quais du Rhône, une villa dans la plaine de Vallon-Pont-d’Arc : la proximité de l’eau fait partie du charme de bien des maisons ardéchoises. Elle impose aussi de connaître le risque d’inondation avant de signer, car les crues cévenoles montent vite et haut, et parce qu’une maison déjà inondée peut garder des séquelles invisibles.

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L’essentiel

Avant d’acheter en zone inondable en Ardèche, il faut lire l’état des risques et le plan de prévention des risques d’inondation de la commune, connaître la hauteur des plus hautes eaux connues à l’adresse, vérifier si le bien a déjà été inondé et indemnisé, et faire examiner la maison pour repérer les séquelles d’une crue : humidité, enduits refaits, fondations affouillées. Le risque n’interdit pas d’acheter, mais il conditionne l’usage du rez de chaussée, l’assurance et le budget.

La question n’est pas seulement de savoir si l’eau peut venir, mais jusqu’où elle est déjà montée.

Le risque

Des crues rapides et puissantes

Les rivières ardéchoises réagissent très vite aux épisodes cévenols : l’Ardèche, l’Eyrieux, le Doux, le Chassezac, l’Ouvèze ou la Ligne peuvent monter de plusieurs mètres en quelques heures. La crue de septembre 1890 reste la référence historique de l’Ardèche, et le Rhône connaît ses propres crues, plus lentes. Le ruissellement dans les ruelles en pente et les petits vallons peut aussi inonder des maisons éloignées de toute rivière.

Géorisques recense par exemple 17 reconnaissances de l’état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue à Viviers, 16 au Teil, 14 à Tournon-sur-Rhône et à Bourg-Saint-Andéol, 13 à Annonay. Ces chiffres rappellent que le risque n’est pas théorique, y compris dans des communes qui ne semblent pas, à première vue, au bord d’une grande rivière. Le changement climatique, avec des épisodes de pluies intenses plus marqués, invite à ne pas sous estimer ce risque.

Les documents

Lire l’état des risques et le PPRI

L’état des risques, annexé à la promesse de vente, indique si le bien se situe dans le périmètre d’un plan de prévention des risques et liste les sinistres indemnisés au titre des catastrophes naturelles dont le vendeur a connaissance. Depuis 2023, l’information sur les risques doit être donnée dès la première visite. Le plan de prévention des risques d’inondation, consultable en mairie, en préfecture ou en ligne, délimite les zones et fixe les règles.

En zone rouge, les constructions nouvelles sont en principe interdites et les extensions très encadrées ; en zone bleue, elles sont autorisées sous conditions, par exemple un plancher au dessus de la cote de référence. Ces règles conditionnent vos projets : agrandissement, aménagement du rez de chaussée, piscine, clôture. Il est utile de les connaître avant de signer, et de les faire préciser par le service urbanisme de la commune. La cote de référence, indiquée dans le règlement, sert à comparer le niveau des planchers du bien.

La visite

Repérer les traces d’une crue passée

Une maison déjà inondée garde des indices : traces horizontales sur les murs, parfois masquées par une peinture récente, enduits refaits sur une hauteur régulière, plinthes et portes intérieures changées, efflorescences et humidité persistante en pied de mur, odeur de moisi, réseaux électriques remontés. Les voisins et la mairie connaissent en général la hauteur atteinte lors des dernières crues. Demandez aussi au vendeur depuis quand il occupe le bien.

L’expert recherche ces indices, mesure l’humidité des murs et des sols, examine les fondations visibles, les murs de clôture et de soutènement côté rivière, et l’état des menuiseries basses. Il vérifie aussi la position du tableau électrique, de la chaudière et des équipements par rapport à la hauteur probable des eaux. Ces observations, croisées avec l’état des risques, donnent une image réaliste du bien. Il signale enfin les points qui méritent une vérification complémentaire, comme l’état d’une fosse septique ou d’un mur de berge.

Carte des risques d'inondation et documents sur une table

La carte du plan de prévention délimite les zones et fixe les règles applicables.

L’assurance

Ce que couvre la garantie

La garantie catastrophe naturelle est incluse dans tout contrat d’assurance habitation couvrant les dommages aux biens, et s’applique lorsqu’un arrêté est publié pour la commune et l’événement. Une franchise légale reste à la charge de l’assuré. Pour une construction édifiée en zone inconstructible après la publication du plan de prévention, l’assureur peut refuser la garantie.

Avant de signer, interrogez votre futur assureur sur les conditions de garantie pour ce bien, et demandez au vendeur l’historique des sinistres déclarés. Un sinistre indemnisé au titre des catastrophes naturelles doit être déclaré par le vendeur dans l’état des risques ; son omission peut ouvrir des recours, comme l’explique notre article sur l’inondation non déclarée. Conservez précieusement les rapports et factures liés à d’éventuelles réparations après crue.

La réduction

Rendre la maison moins vulnérable

Une maison en zone inondable peut être adaptée : tableau électrique et prises remontés, chaudière et équipements à l’étage ou en hauteur, matériaux qui supportent l’eau au rez de chaussée, clapets anti retour sur les évacuations, batardeaux amovibles devant les ouvertures, zone refuge à l’étage. Le plan de prévention peut imposer certaines de ces mesures pour les biens existants.

Ces aménagements ont un coût, à intégrer au budget. Ils réduisent les dégâts et le temps de remise en état après une crue. Notre article sur le séchage d’une maison après une crue rappelle ce que représente une inondation pour un logement, et les étapes à respecter. Certaines aides publiques peuvent financer une partie de ces travaux, renseignez vous auprès de la préfecture.

Le conseil

Acheter en connaissance de cause

Le risque d’inondation n’empêche pas d’acheter, mais il doit être pris en compte dans le prix, dans l’usage des pièces basses et dans le budget de travaux. Une résidence secondaire en bord de rivière, occupée l’été, n’expose pas aux mêmes contraintes qu’une résidence principale habitée toute l’année et en période de crues. Le prix doit refléter ces contraintes, ce que le rapport d’expertise aide à argumenter.

Notre bilan avant achat examine le bien à la lumière de ce risque, dans toutes les communes de l’Ardèche. Les prix figurent sur la page nos tarifs, et notre article sur le déroulement d’un bilan avant achat détaille la démarche. Un expert indépendant vous éclaire sans rien vous vendre, avant que vous ne soyez engagé.

Rez de chaussée surélevé d'une maison en zone inondable

Un rez de chaussée surélevé limite les dégâts lors d’une crue.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Comment savoir si un bien est en zone inondable ?

L’état des risques et le plan de prévention des risques d’inondation de la commune, consultables en mairie et sur Géorisques, le précisent.

Le vendeur doit il signaler une inondation passée ?

Il doit mentionner dans l’état des risques les sinistres indemnisés au titre des catastrophes naturelles dont il a connaissance.

Peut on agrandir une maison en zone inondable ?

Cela dépend de la zone et du règlement du plan de prévention ; en zone rouge, les extensions sont très encadrées.

La maison sera t elle assurée ?

La garantie catastrophe naturelle est incluse dans les contrats habitation, sous conditions ; interrogez votre assureur avant de signer.

Comment repérer une ancienne inondation ?

Traces sur les murs, enduits refaits, humidité en pied de mur, équipements remontés : l’expert les recherche.

Intervenez vous en bord de rivière ?

Oui, dans toutes les communes de l’Ardèche, avec un expert indépendant qui ne réalise aucun travaux.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Géorisques, état des risques et arrêtés de catastrophe naturelle
  • Préfecture de l’Ardèche, plans de prévention des risques d’inondation
  • Code des assurances, garantie des catastrophes naturelles, Légifrance


"Maison
Achat immobilier

Résidence secondaire en Ardèche : ce qu’il faut vérifier avant d’acheter

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Résidence secondaire en Ardèche : ce qu’il faut vérifier avant d’acheter

Un mas en pierre au dessus des gorges, une maison de hameau dans les Cévennes ardéchoises, un chalet sur le plateau ou un appartement à Vallon-Pont-d’Arc : l’Ardèche attire chaque année des acheteurs de résidences secondaires, venus parfois de loin. Ils visitent en été, sous le soleil, des maisons qu’ils occuperont quelques semaines par an. Le bien qu’ils découvrent en juillet n’est pas toujours celui qu’ils retrouveront après un hiver fermé ou un épisode cévenol.

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L’essentiel

Avant d’acheter une résidence secondaire en Ardèche, il faut vérifier la toiture et la charpente, l’humidité des pièces basses et le comportement de la maison fermée l’hiver, l’assainissement non collectif et l’alimentation en eau, l’accès, les risques naturels de l’adresse, inondation, feux de forêt et retrait gonflement, et les équipements comme la piscine. Un bilan avant achat, réalisé même à distance de votre domicile, donne une vision technique complète avant de signer.

Une maison secondaire se juge sur son état en novembre, pas seulement en juillet.

Le contexte

Acheter loin de chez soi

L’acheteur d’une résidence secondaire visite peu, en général pendant ses vacances, et signe parfois après une ou deux visites. Il ne connaît pas le climat local, ni le comportement de la maison en hiver, ni les habitudes du secteur en matière de crues ou d’incendies. Il compte sur l’agence et le vendeur, qui n’ont pas toujours une vision technique du bien, et découvre les difficultés une fois propriétaire, à distance. Le coup de cœur pour un paysage ou une terrasse pèse alors plus lourd que l’examen du bâti, ce qui est bien naturel.

Le bilan avant achat corrige ce déséquilibre : un expert indépendant visite le bien à votre place ou avec vous, examine ce que l’on ne voit pas en vacances, et vous remet un rapport photographié que vous pouvez lire et partager avant de vous engager. Il est particulièrement utile lorsque vous ne pouvez revenir sur place avant la signature. Il permet aussi de partager une base objective avec les autres membres de la famille ou les associés qui financent l’achat.

Le bâti

Toiture, murs et maison fermée

La toiture est le premier poste à examiner : tuiles canal déplacées, lauzes fissurées, charpente attaquée par l’humidité ou les insectes, gouttières absentes. Une maison fermée plusieurs mois ne révèle ses fuites qu’au retour, avec les dégâts qui les accompagnent. Les murs en pierre, les rez de chaussée voûtés et les pièces adossées à la pente sont à examiner pour l’humidité, d’autant que l’absence de chauffage et de ventilation l’aggrave. Les menuiseries anciennes, peu étanches, laissent entrer la pluie battante lors des orages d’automne. Les rongeurs et les insectes s’installent aussi dans les combles inoccupés.

Sur le plateau, le gel impose une vigilance sur les canalisations, à vidanger ou à protéger, et sur les toitures chargées de neige. Dans les gorges et les vallées, les maisons proches des rivières doivent être examinées au regard des crues. L’expert vous indique aussi les travaux d’entretien à prévoir pour que la maison supporte ses périodes d’inoccupation. Une visite en saison froide, lorsqu’elle est possible, complète utilement l’impression d’été.

L’eau

Assainissement et alimentation en eau

Hors des bourgs, une grande partie des maisons isolées disposent d’un assainissement non collectif : fosse toutes eaux et épandage, ou micro station. Le vendeur doit fournir le rapport de contrôle du service public d’assainissement non collectif, daté de moins de trois ans. Si l’installation est non conforme, l’acquéreur dispose d’un an après la vente pour réaliser les travaux de mise en conformité, dont le coût doit être anticipé. Le rapport du service précise les travaux à réaliser et parfois leur urgence.

L’alimentation en eau mérite aussi une vérification : raccordement au réseau public, ou source et captage privés, dont la qualité doit être analysée et dont le débit peut faiblir en été. Une maison isolée en fin de chemin peut aussi dépendre d’une servitude de passage, qu’il faut vérifier dans les actes avec le notaire. Notre article sur l’assainissement non collectif détaille ces points. Prévoyez aussi l’entretien régulier de la fosse, vidange comprise.

Vieilles tuiles et cheminée vues d'une terrasse

La toiture d’une maison secondaire révèle ses fuites au retour, après l’hiver.

Les risques

Inondation, feu et sol

L’état des risques précise l’exposition de l’adresse aux inondations, aux mouvements de terrain, au retrait gonflement des argiles, la zone de sismicité et le potentiel radon. Dans les communes exposées aux feux de forêt, des obligations légales de débroussaillement s’imposent autour des constructions : renseignez vous en mairie sur leur étendue et leur coût d’entretien, parfois sous estimé pour un terrain boisé. Ces obligations s’appliquent aussi aux résidences secondaires.

Une maison en bord de rivière, dans les gorges ou les vallées cévenoles, doit être examinée au regard des crues : hauteur des plus hautes eaux connues, traces d’anciennes inondations, position des équipements. Notre article sur l’achat en zone inondable détaille la lecture de ces documents. Interrogez aussi les voisins sur les épisodes passés, crues, incendies, coupures de route.

Les équipements

Piscine, chauffage et accès

La piscine est un atout pour une résidence secondaire et une source de dépenses si elle est en mauvais état : fuites, fissures, équipements de filtration usés. Les piscines enterrées privées doivent être équipées d’un dispositif de sécurité normalisé, barrière, alarme, couverture ou abri. Le chauffage, poêle à bois, insert, pompe à chaleur, et la production d’eau chaude doivent être adaptés à une occupation intermittente. Faites tester l’étanchéité du bassin si la baisse du niveau d’eau paraît anormale.

L’accès compte aussi : chemin praticable en toute saison, stationnement, portail. Pour une location saisonnière, l’état des équipements et la sécurité des lieux engagent votre responsabilité. Notre article sur la piscine et les vices cachés complète ces points. Une maison louée doit aussi disposer de détecteurs de fumée et d’installations électriques sûres.

Le bilan

Un rapport pour décider à distance

Notre bilan avant achat est réalisé dans toutes les communes de l’Ardèche, y compris dans les hameaux isolés. L’expert peut visiter le bien en votre absence, avec l’accord du vendeur, et vous rendre compte par téléphone puis par un rapport photographié qui décrit chaque point et les travaux à prévoir. Les photographies localisées permettent de suivre chaque point depuis chez vous. Le rendez vous s’organise avec l’agence ou le vendeur.

Ce rapport vous permet de négocier, d’obtenir des devis avant de signer, ou de renoncer si les travaux dépassent votre budget. Les prix figurent sur la page nos tarifs, et notre article sur le déroulement d’un bilan avant achat détaille la démarche. Un expert indépendant vous conseille sans rien vous vendre, avant que vous ne soyez engagé.

Expert contrôlant un regard d'assainissement dans un jardin

Le contrôle de l’assainissement non collectif fait partie du dossier de vente.

Pour aller plus loin

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Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Peut on faire un bilan avant achat sans être présent ?

Oui, l’expert peut visiter avec l’accord du vendeur et vous rendre compte par téléphone et par un rapport photographié.

Quels documents demander pour l’assainissement ?

Le rapport de contrôle du service public d’assainissement non collectif, daté de moins de trois ans.

Que faire si l’assainissement est non conforme ?

L’acquéreur dispose d’un an après la vente pour réaliser les travaux de mise en conformité.

Le débroussaillement est il obligatoire ?

Dans les communes exposées aux feux de forêt, des obligations légales de débroussaillement s’appliquent autour des constructions.

Une piscine doit elle être sécurisée ?

Oui, une piscine enterrée privée doit disposer d’un dispositif de sécurité normalisé.

Intervenez vous dans les hameaux isolés ?

Oui, dans toutes les communes de l’Ardèche, avec un expert indépendant qui ne réalise aucun travaux.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Service public, assainissement non collectif et vente d’un logement
  • Code de la construction et de l’habitation, sécurité des piscines, Légifrance
  • Code forestier, obligations légales de débroussaillement, Légifrance


"Ruelle
Achat immobilier

Acheter une maison de village en Ardèche : voûtes, mitoyennetés et murs anciens

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Acheter une maison de village en Ardèche : voûtes, mitoyennetés et murs anciens

Ruelles en calade, maisons hautes serrées les unes contre les autres, rez de chaussée voûté, couradou ou terrasse au sommet de l’escalier extérieur, toiture de tuiles ou de lauzes : la maison de village ardéchoise séduit par son caractère. Elle demande aussi un regard averti, car elle cumule des siècles de transformations, des murs partagés avec les voisins et des points faibles que l’on ne voit pas lors d’une visite rapide.

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L’essentiel

Avant d’acheter une maison de village en Ardèche, il faut examiner la structure (murs, voûtes, planchers bois, charpente), la toiture, l’humidité des rez de chaussée et des caves, les mitoyennetés et servitudes, les réseaux et les contraintes d’urbanisme du centre ancien. Les désordres les plus coûteux concernent la toiture, les planchers et l’humidité. Un bilan avant achat permet de chiffrer ces points et de négocier en connaissance de cause.

Dans une maison de village, on n’achète pas seulement des murs : on achète aussi ses voisins et son histoire.

Le bâti

Une architecture adaptée à la pente et au climat

La maison de village ardéchoise s’est construite en hauteur pour économiser le terrain, sur deux à quatre niveaux. Le rez de chaussée, en règle générale voûté et en partie enterré, abritait les animaux, le vin ou les récoltes, l’étage la vie familiale, et les combles le séchage des châtaignes ou le stockage. Les murs sont en pierre du pays, calcaire dans le Bas-Vivarais, schiste ou grès dans les Cévennes ardéchoises, granite sur le plateau.

Les planchers d’étage sont en bois, parfois en voûtes de pierre, et la toiture couverte de tuiles canal au sud, de lauzes ou d’ardoises sur les reliefs. Au fil des générations, les maisons ont été réunies, divisées, surélevées, et leurs ouvertures modifiées. Ces transformations, rarement documentées, expliquent une part des désordres et des bizarreries que l’on découvre en visite. Le couradou, terrasse couverte en haut de l’escalier extérieur, doit lui aussi être examiné : son étanchéité protège la voûte en dessous.

La structure

Murs, voûtes et planchers

Les fissures des murs se lisent avec l’histoire de la maison : fissures anciennes stabilisées, liaisons faibles entre parties construites à des époques différentes, linteaux en bois fatigués, murs qui prennent du ventre. Les voûtes du rez de chaussée doivent être examinées avec soin : fissures au sommet, pierres qui descendent, joints creusés par l’humidité. Toute surcharge ou ouverture envisagée au dessus d’une voûte demande un avis de structure. Elle conditionne la stabilité de l’ensemble.

Les planchers bois sont un point clé : poutres attaquées par les insectes ou par l’humidité à leurs appuis dans les murs, flèche excessive, solives remplacées ou renforcées sans soin. Un plancher sur lequel on a posé une chape et du carrelage peut être surchargé. L’expert mesure la flèche, observe les appuis et indique si un diagnostic de charpente ou de plancher est nécessaire. Les escaliers intérieurs, parfois raides et modifiés, révèlent aussi l’état des planchers qui les portent.

La toiture

Le poste le plus coûteux

La toiture d’une maison de village est exposée et difficile d’accès. Les tuiles canal se déplacent, les tuiles de courant se cassent, les rives et les solins vieillissent, et la charpente, en bois du pays, peut avoir souffert d’infiltrations anciennes ou d’insectes. Sur le plateau, les toitures de lauzes, très lourdes, sollicitent fortement la charpente et les murs. Une réfection complète représente une dépense importante. Les gouttières et descentes, parfois absentes sur les maisons anciennes, conditionnent l’humidité des façades et des voisins.

L’expert examine la couverture depuis les points accessibles, les combles lorsqu’ils sont visitables, les traces d’infiltration aux plafonds du dernier étage et les déformations de la charpente. Il vous indique si la toiture est à entretenir, à réviser ou à refaire, ce qui pèse fortement dans la négociation. Notre article sur la rénovation des toitures ardéchoises détaille ces points. Une estimation des travaux de couverture, même approximative, change parfois la décision d’achat.

Escalier en pierre et rez de chaussée voûté d'une maison de village

Rez de chaussée voûté et escalier de pierre caractérisent la maison de village.

L’humidité

Rez de chaussée, caves et murs enterrés

Les rez de chaussée voûtés et les pièces adossées à la pente sont naturellement humides. Lorsqu’ils ont été transformés en pièces de vie, avec des enduits ciment, des sols bétonnés et des doublages, l’humidité s’y concentre : salpêtre, moisissures, enduits qui tombent. Les anciennes étables gardent dans leurs murs des sels qui réapparaissent dès que l’humidité revient. Les murs en contact avec la rue reçoivent aussi le ruissellement de la chaussée.

L’expert mesure l’humidité des murs et des sols, repère les entrées d’eau et vous dit si l’usage prévu pour ces pièces est réaliste et à quel coût. Nos articles sur les caves voûtées humides et sur le salpêtre expliquent ces phénomènes. Il précise aussi ce qui relève d’un simple entretien.

Les voisins

Mitoyennetés, servitudes et urbanisme

Les murs qui séparent deux maisons sont présumés mitoyens, sauf titre ou marque contraire : leur entretien est partagé, et les travaux qui les touchent supposent l’accord du voisin. Les maisons de village supportent aussi des servitudes de passage, de vue ou d’écoulement des eaux, inscrites ou non dans les actes, et parfois des imbrications de volumes, une pièce au dessus de chez le voisin, une cave sous la rue. Ces situations ne sont pas forcément bloquantes, mais elles doivent être connues avant de signer.

Le notaire vérifie les titres, mais l’expert peut repérer sur place les situations à éclaircir : fissure sur un mur mitoyen, écoulement d’eau du voisin, ouverture sur une propriété voisine. Dans les centres anciens protégés, aux abords d’un monument historique, les travaux de façade, de toiture et de menuiseries sont encadrés et soumis à l’avis de l’architecte des Bâtiments de France. Renseignez vous en mairie sur les règles applicables avant de projeter des travaux.

Le bilan

Chiffrer avant de s’engager

Les maisons construites avant 1949 font l’objet d’un constat de risque d’exposition au plomb, et celles dont le permis est antérieur à juillet 1997 d’un repérage de l’amiante : ces diagnostics figurent dans le dossier de vente. Le reste de l’état du bâti relève d’un examen technique, que notre bilan avant achat réalise dans toutes les communes de l’Ardèche. Le raccordement au réseau d’assainissement collectif ou l’existence d’une installation autonome doit aussi être vérifié.

Son rapport hiérarchise les travaux, toiture, planchers, humidité, réseaux, et vous permet d’obtenir des devis avant de signer. Notre article sur le déroulement d’un bilan avant achat détaille la démarche, et les prix figurent sur la page nos tarifs. Un expert indépendant vous éclaire sans rien vous vendre.

Expert inspectant un plancher bois dans une maison de village

Le plancher bois d’une maison ancienne se contrôle avant toute nouvelle charge.

Pour aller plus loin

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Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Le mur entre deux maisons est il mitoyen ?

Il est présumé mitoyen, sauf titre ou marque contraire ; les actes et l’examen sur place le précisent.

Peut on ouvrir une voûte ou la surcharger ?

Pas sans l’avis d’un professionnel de la structure : la voûte reporte des charges sur les murs.

Quels diagnostics pour une maison d’avant 1949 ?

Notamment le constat de risque d’exposition au plomb, en plus des autres diagnostics obligatoires.

La toiture est elle à refaire ?

L’expert examine couverture, combles et plafonds et vous dit si elle est à entretenir, réviser ou refaire.

Un rez de chaussée humide peut il devenir habitable ?

Parfois, après traitement des entrées d’eau et ventilation ; l’expert vous dit si l’usage prévu est réaliste.

Intervenez vous dans les villages ardéchois ?

Oui, dans toutes les communes de l’Ardèche, avec un expert indépendant qui ne réalise aucun travaux.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, mitoyenneté et servitudes, Légifrance
  • Service public, diagnostics plomb et amiante lors d’une vente
  • Ministère de la Culture, travaux en abords de monuments historiques


"Expert
Achat immobilier

Comment se déroule un bilan avant achat en Ardèche

Achat immobilier

Comment se déroule un bilan avant achat en Ardèche

Une maison de village à Largentière, un appartement dans le centre de Privas, une maison des années 1970 à Guilherand-Granges, une ancienne ferme du plateau : en Ardèche, les biens anciens occupent une large place et leur état réel se lit mal en une ou deux visites. Le bilan avant achat permet de faire examiner le bien par un expert en bâtiment indépendant avant de s’engager, ou pendant le délai de rétractation.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Le bilan avant achat est une visite technique complète du bien par un expert en bâtiment indépendant, avant la signature du compromis ou pendant le délai de rétractation de dix jours. L’expert examine structure, toiture, façades, humidité, menuiseries, équipements visibles, abords et, en copropriété, les parties communes accessibles et les documents. Son rapport décrit les désordres, leur cause probable et les travaux à prévoir, pour négocier, demander des précisions ou renoncer.

Les diagnostics obligatoires décrivent des points réglementaires ; le bilan avant achat décrit l’état du bâtiment.

Le principe

Un regard technique avant de signer

Les diagnostics obligatoires remis par le vendeur portent sur des points précis : performance énergétique, amiante, plomb, électricité, gaz, assainissement non collectif, état des risques. Ils sont utiles, mais ne disent rien de l’état de la charpente, des fissures, de l’humidité d’une cave ou de l’étanchéité d’une toiture. Le bilan avant achat comble ce manque, en portant un regard d’ensemble sur le bâti. Ils sont établis par des diagnostiqueurs certifiés, chacun dans son domaine, et ne portent pas de jugement sur les désordres du bâti.

Il ne remplace pas les diagnostics et ne refait pas leur travail : il évalue ce qui fonctionne, ce qui est dégradé et ce qui coûtera dans les années à venir. Pour un acquéreur qui visite parfois un bien une seule fois, ou à distance pour une résidence secondaire, cet avis technique change la qualité de la décision et donne des arguments concrets dans la négociation. Il aide aussi à anticiper le budget des travaux des premières années, parfois sous estimé dans l’enthousiasme d’un achat.

Le calendrier

Avant le compromis ou pendant la rétractation

Idéalement, le bilan se fait avant de signer le compromis, pour négocier sur la base du rapport. Lorsque le marché ne le permet pas, il reste possible de le réaliser pendant le délai de rétractation de dix jours dont dispose l’acquéreur non professionnel après la signature : si le rapport révèle des désordres importants, l’acquéreur peut se rétracter sans motif ni pénalité. Le compromis peut aussi prévoir une condition suspensive liée au résultat du bilan, à négocier avec le vendeur.

Dans ce cas, il faut agir vite : prendre rendez vous dès la signature, prévenir le vendeur ou l’agence pour organiser l’accès, et prévoir le temps de lecture du rapport. Nos conseillers organisent la visite avec l’expert le plus proche, dans toutes les communes de l’Ardèche, y compris dans les hameaux et les secteurs isolés. Le rapport vous parvient dans des délais compatibles avec la rétractation.

La visite

Ce que l’expert examine

L’expert parcourt le bien de la cave aux combles lorsque l’accès est possible. Il examine les façades et la toiture depuis le sol ou les points accessibles, les fissures et leur nature, les planchers et leur déformation, les murs porteurs et les transformations visibles, l’humidité des murs et des sols, les menuiseries, la ventilation, l’état apparent des installations, les abords, murs de soutènement, terrasses, écoulements d’eau. Il vérifie aussi la cohérence entre l’annonce, les diagnostics et l’état réel du bien.

Il utilise selon les besoins un humidimètre, un fissuromètre, un niveau laser, une caméra thermique et une lampe puissante. Il vous explique sur place ce qu’il observe et répond à vos questions. Dans une maison de village, il porte une attention particulière aux voûtes, aux planchers anciens et aux mitoyennetés ; dans une maison récente, aux fissures, au sol et aux défauts de construction. Pour une ferme ou une maison isolée, il examine en plus l’alimentation en eau et l’assainissement visibles. Rien n’est démonté ni sondé sans l’accord du vendeur.

Expert contrôlant un tableau électrique

L’expert examine le bien de la cave aux combles, avec les instruments adaptés.

Les documents

Croiser l’observation et les papiers

L’expert lit aussi les documents disponibles : diagnostics, état des risques, factures de travaux, attestations d’assurance des entreprises, plans. En copropriété, les procès verbaux des dernières assemblées générales, le carnet d’entretien, le règlement et le plan pluriannuel de travaux lorsqu’il existe renseignent sur les travaux votés ou à venir et sur les désordres déjà signalés. Pensez à les demander au vendeur ou à l’agence avant la visite, pour que l’expert puisse les consulter.

Ce croisement est parfois décisif : une fissure en façade prend un autre sens si un ravalement est voté, une tache au plafond si un dégât des eaux a été déclaré, une maison en zone inondable si le rez de chaussée a été refait récemment. En Ardèche, l’état des risques mentionne notamment l’exposition aux inondations, au retrait gonflement des argiles, la zone de sismicité et le potentiel radon.

Le rapport

Un document pour décider

Le rapport, photographié, décrit chaque constat, en explique la cause probable, en évalue la gravité et indique la nature des travaux à prévoir. Il hiérarchise les points : ce qui est urgent, ce qui relève de l’entretien, ce qui mérite une investigation complémentaire, comme une étude de structure, un diagnostic de charpente ou un contrôle de l’assainissement. Les photographies, localisées, permettent de retrouver chaque point lors de la négociation ou des devis.

Il vous sert à négocier le prix sur des éléments objectifs, à demander des précisions écrites au vendeur, à obtenir des devis d’entreprises avant de vous engager, ou à renoncer à un bien dont les travaux dépassent votre budget. Il constitue aussi une référence utile si un désordre caché apparaît après la vente. Il peut enfin être transmis à votre banque pour justifier le budget de travaux associé au prêt.

Les tarifs

Un prix connu à l’avance

Le bilan avant achat est facturé 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire, rapport compris, auxquels s’ajoutent les frais de gestion et le déplacement de l’expert, de 60 € jusqu’à 100 km. Le détail figure sur la page nos tarifs, et le devis en ligne est immédiat. La grille est la même pour un appartement et pour une maison.

Notre bilan avant achat est proposé dans toutes les communes de l’Ardèche. Pour préparer votre projet, nos articles sur l’achat d’une maison de village et sur l’achat en zone inondable détaillent les points de vigilance propres au département. Nos conseillers répondent à vos questions du lundi au vendredi, de 9 h à 19 h, au 0 805 69 09 69, appel gratuit.

Expert rédigeant son rapport sur une tablette

Le rapport photographié décrit chaque constat, sa cause et les travaux à prévoir.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quand faire un bilan avant achat ?

Avant de signer le compromis, ou pendant le délai de rétractation de dix jours qui suit sa signature.

Le bilan remplace t il les diagnostics obligatoires ?

Non, il les complète en portant un regard d’ensemble sur l’état du bâtiment.

L’expert monte t il sur le toit ?

Il examine la toiture depuis le sol, les fenêtres et les combles accessibles, sans intervention dangereuse.

Combien de temps dure la visite ?

Le temps nécessaire selon la surface et la complexité du bien, en général une à plusieurs heures.

Puis je assister à la visite ?

Oui, c’est même recommandé : l’expert vous explique ses constats sur place.

Intervenez vous dans toute l’Ardèche ?

Oui, dans toutes les communes du département, avec un expert indépendant qui ne réalise aucun travaux.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, délai de rétractation de l’acquéreur, Légifrance
  • Service public, diagnostics immobiliers obligatoires
  • Géorisques, état des risques par adresse


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