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Construire en zone de sismicité 3 : les règles qui s’appliquent à votre maison

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Construire en zone de sismicité 3 : les règles qui s’appliquent à votre maison

Une partie de l’Ardèche, dont la vallée du Rhône, est classée en zone de sismicité 3, dite modérée. Pour une maison individuelle neuve, ce classement impose des règles de construction parasismique que le constructeur doit appliquer, et qui se vérifient sur le chantier.

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L’essentiel

Le zonage sismique de la France, en vigueur depuis le 1er mai 2011, compte cinq zones. En zone 3, les maisons individuelles neuves doivent respecter les règles parasismiques : l’Eurocode 8, ou, sous conditions, les règles simplifiées PS-MI 89 révisées 92. Le séisme du 11 novembre 2019, centré près du Teil, a rappelé que ce risque est réel dans la vallée du Rhône.

En zone 3, les chaînages se vérifient au gros œuvre, avant que les enduits ne les cachent.

Le zonage

Où se situe la zone 3 en Ardèche

Le zonage sismique réglementaire classe chaque commune dans l’une des cinq zones, de la zone 1, très faible, à la zone 5, forte. Les communes de l’Ardèche se répartissent entre la zone 2, faible, et la zone 3, modérée. Tournon-sur-Rhône, Guilherand-Granges, Saint-Péray, La Voulte-sur-Rhône, Le Teil, Viviers, Bourg-Saint-Andéol et Privas sont en zone 3, de même que Villeneuve-de-Berg, Ruoms ou Vallon-Pont-d’Arc.

Annonay, Aubenas, Vals-les-Bains, Largentière, Les Vans, Lamastre, Le Cheylard ou Saint-Agrève sont en zone 2. Le classement se vérifie commune par commune sur Géorisques, à l’adresse du terrain. Il conditionne les règles applicables à la construction, mais aussi l’information des acquéreurs et des locataires : l’état des risques remis lors d’une vente ou d’une location mentionne la zone de sismicité de la commune.

Les règles

Ce qui s’impose à une maison neuve

Les règles parasismiques dépendent de la zone et de la catégorie d’importance du bâtiment. Une maison individuelle relève de la catégorie II. En zone 2, aucune règle parasismique ne s’impose à elle. En zone 3, elle doit être conçue et construite selon l’Eurocode 8, ou selon les règles simplifiées PS-MI 89 révisées 92 lorsque la maison respecte leurs conditions d’application, qui portent notamment sur sa forme, ses dimensions et son nombre de niveaux. Les immeubles d’habitation collective d’une hauteur inférieure ou égale à 28 mètres relèvent aussi de la catégorie II : en zone 3, les programmes neufs vendus en VEFA sont donc soumis aux mêmes exigences.

Ces règles sont fixées par l’arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique. Elles s’appliquent aux maisons neuves ; pour des travaux sur une maison existante, comme une extension, des règles particulières s’appliquent selon la nature des travaux. Le permis de construire d’une maison individuelle n’exige pas d’attestation parasismique : le respect des règles relève de la responsabilité du constructeur et se vérifie sur le chantier.

Les dispositions

Ce que prévoient les règles simplifiées

Les règles simplifiées reposent sur des principes de bon sens constructif : une maison de forme simple et compacte, sans grands porte à faux, des murs de contreventement répartis dans les deux directions, des ouvertures qui ne fragilisent pas les angles. La structure est ceinturée par des chaînages horizontaux à chaque niveau de plancher et en haut des murs, et par des chaînages verticaux aux angles et aux intersections des murs porteurs.

Les planchers et la charpente sont liés aux murs pour que la maison se comporte comme un ensemble lors d’une secousse. Les ouvertures sont encadrées par des chaînages ou des raidisseurs. Les fondations forment un système homogène et liaisonné. Les éléments non structuraux, comme les conduits de cheminée et les cloisons lourdes, sont fixés pour ne pas chuter. Ces dispositions figurent sur les plans d’exécution et doivent se retrouver sur le chantier.

Ferraillage d'un chaînage horizontal en tête de mur

Les chaînages verticaux aux angles se contrôlent lors de la visite du gros œuvre.

Le chantier

Les points à vérifier visite après visite

À la visite des fondations : continuité des semelles, ferraillage, attentes des chaînages verticaux aux angles. À la visite du gros œuvre : présence, section et ferraillage des chaînages horizontaux et verticaux, recouvrement des armatures aux angles, encadrement des ouvertures, liaison des planchers aux murs, chaînage en rampant des pignons. Un chaînage oublié ou mal ferraillé se corrige avant les enduits, pas après.

Les points litigieux se notent par écrit, photographies à l’appui, et se signalent au constructeur sans attendre la réception. Sur un terrain argileux, ces vérifications rejoignent celles qui concernent le retrait gonflement des argiles : les deux risques se cumulent dans plusieurs communes de la vallée du Rhône, comme Viviers ou Bourg-Saint-Andéol, où la carte de Géorisques signale aussi une exposition forte aux argiles. Notre article sur la construction sur argiles et marnes détaille ces points.

Le séisme de 2019

Ce que le séisme du Teil a rappelé

Le 11 novembre 2019, un séisme centré près du Teil a endommagé des habitations au Teil et dans les communes voisines. Des arrêtés de catastrophe naturelle pour secousse sismique ont été pris pour Le Teil, Viviers, Villeneuve-de-Berg ou Bourg-Saint-Andéol. Des bâtiments anciens en maçonnerie, construits avant toute règle parasismique, ont été fortement touchés, comme l’église du quartier de Mélas au Teil.

Cet événement rappelle que la zone 3 n’est pas un classement théorique. Pour une maison neuve, les dispositions parasismiques se prévoient dès la conception, sur les plans, et se contrôlent pendant le chantier : c’est à ce moment qu’elles sont simples à mettre en œuvre et à vérifier. Notre article sur les fissures après le séisme du Teil traite du bâti existant.

L’accompagnement

Un contrôle indépendant de votre construction

Un expert indépendant du constructeur relit les plans et la notice avant la signature, puis vérifie sur le chantier la présence et la qualité des chaînages, la liaison des planchers et de la charpente, et la continuité des fondations. Ses constats écrits, photographies à l’appui, permettent de demander une correction au bon moment, quand elle reste simple, et de préparer la réception sur des bases précises.

Notre assistance CCMI intervient dans toutes les communes de l’Ardèche, en zone 2 comme en zone 3, avec des visites à chaque étape de la construction. Les prix figurent sur la page nos tarifs. Pour préparer la fin du chantier, lisez aussi notre article sur la réception, les réserves et la consignation.

Expert contrôlant le ferraillage avant coulage

La liaison entre les planchers et les murs fait partie des points parasismiques à vérifier.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Ma commune est elle en zone sismique 3 ?

Le zonage se vérifie sur Géorisques ; en Ardèche, la vallée du Rhône et une partie du sud du département sont en zone 3.

Les règles parasismiques sont elles obligatoires pour une maison ?

Oui pour une maison individuelle neuve en zone 3 ; elles ne s’imposent pas en zone 2.

Quelles règles le constructeur applique t il ?

L’Eurocode 8, ou les règles simplifiées PS-MI 89 révisées 92 si la maison respecte leurs conditions d’application.

Le permis de construire contrôle t il le parasismique ?

Non pour une maison individuelle : le respect des règles relève du constructeur et se vérifie sur le chantier.

Que vérifie l’expert en zone sismique ?

Les chaînages et leur ferraillage, la liaison des planchers et de la charpente aux murs, la continuité des fondations.

Intervenez vous dans toute l’Ardèche ?

Oui, en zone 2 comme en zone 3, avec des visites à chaque étape de la construction.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite à risque normal, Légifrance
  • Code de l’environnement, article D563-8-1, zonage sismique de la France, Légifrance
  • Géorisques, séismes et zonage sismique, ministère de la Transition écologique


"Tranchée
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Construire sa maison sur argiles ou marnes en Ardèche : étude de sol et fondations

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Construire sa maison sur argiles ou marnes en Ardèche : étude de sol et fondations

Construire une maison individuelle sur un sol argileux ou marneux demande une étude du terrain, des fondations adaptées et une gestion soignée de l’eau autour de la maison. En Ardèche, plusieurs secteurs sont concernés, de la vallée du Rhône au bassin de Privas et au bas Vivarais.

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L’essentiel

Dans les zones d’exposition moyenne ou forte au retrait gonflement des argiles, la loi ELAN impose depuis le 1er octobre 2020 une étude géotechnique préalable lors de la vente d’un terrain constructible, puis, avant la construction, une étude géotechnique de conception ou le respect de techniques particulières de construction. Les visites des fondations et du gros œuvre permettent de vérifier leur mise en œuvre sur le chantier.

Avant de signer, demandez l’étude géotechnique du terrain et vérifiez que le contrat en tient compte.

Le phénomène

Pourquoi les argiles et les marnes bougent

Les sols argileux changent de volume avec leur teneur en eau : ils gonflent quand ils s’humidifient et se rétractent quand ils sèchent. Les marnes, roches mêlant argile et calcaire, présentent la même sensibilité lorsqu’elles sont altérées en surface. Sous une maison, ces mouvements ne sont pas uniformes : le sol sèche davantage en périphérie et sous l’influence des arbres, ce qui crée des tassements différentiels et, à terme, des fissures dans les murs et les cloisons. Dans le sud de l’Ardèche, l’alternance d’étés secs et d’automnes marqués par les pluies cévenoles accentue ces cycles de retrait et de gonflement d’une année sur l’autre.

En Ardèche, la carte d’exposition de Géorisques classe en exposition forte le centre de Privas, d’Aubenas, de Viviers ou de Chomérac, et en exposition moyenne celui de Tournon-sur-Rhône, du Teil ou de Saint-Péray. Les secteurs granitiques du nord et de l’ouest, autour d’Annonay, de Lamastre ou de Saint-Agrève, ne sont pas signalés comme exposés. L’exposition se vérifie parcelle par parcelle sur Géorisques, car elle varie à l’intérieur d’une même commune selon la nature du sous sol.

Les obligations

Ce que la loi ELAN impose

Dans les zones d’exposition moyenne ou forte, le vendeur d’un terrain non bâti constructible doit fournir une étude géotechnique préalable, annexée à la promesse de vente puis à l’acte authentique. Elle reste valable trente ans si le sol n’a pas été remanié. Elle caractérise le terrain et le niveau de risque, sans définir le projet de construction : elle sert de point de départ au constructeur.

Avant la conclusion du contrat de construction, le maître d’ouvrage transmet cette étude au constructeur. Celui ci doit alors soit suivre les recommandations d’une étude géotechnique de conception, propre au projet, soit respecter les techniques particulières de construction définies par arrêté. Avant de signer, vérifiez que le contrat ou la notice descriptive indique l’option retenue et les dispositions prévues pour les fondations et le plancher bas.

Les techniques

Fondations et dispositions constructives

Les techniques particulières visent à limiter les effets des mouvements du sol sur la maison. Les fondations sont ancrées à une profondeur minimale de 0,80 mètre en exposition moyenne et de 1,20 mètre en exposition forte, sauf si un sol dur non argileux est rencontré avant. Elles sont continues, armées et bétonnées à pleine fouille. Les sous sols partiels et les appuis à des niveaux très différents sont à éviter, car ils exposent la maison à des mouvements inégaux.

La structure est rigidifiée par des chaînages horizontaux et verticaux, et le plancher bas est réalisé de préférence sur vide sanitaire plutôt qu’en dallage sur terre plein. Autour de la maison, il s’agit de limiter les variations d’humidité du sol : eaux pluviales collectées et éloignées, trottoir étanche ou géomembrane en périphérie, arbres plantés à une distance au moins égale à leur hauteur adulte, raccords souples sur les canalisations enterrées pour absorber les mouvements.

Sondage géotechnique sur un terrain à bâtir

La profondeur des fouilles se contrôle avant le coulage du béton des fondations.

Le chantier

Ce que l’on vérifie à chaque étape

La visite des fondations, avant le coulage du béton, est le moment clé : profondeur des fouilles par rapport à l’étude ou aux techniques retenues, nature du sol en fond de fouille, présence d’eau, ferraillage, continuité des semelles. Une fouille insuffisante ou un fond de fouille dans une argile remaniée et détrempée se corrigent avant le béton, pas après, et l’écart se signale par écrit au constructeur.

La visite du gros œuvre contrôle les chaînages, les planchers, le vide sanitaire et la traversée des réseaux sous la maison. L’Ardèche est aussi concernée par la sismicité, en zone 2 ou 3 selon les communes, la zone 3 couvrant notamment la vallée du Rhône : les chaînages répondent alors aux deux exigences. À la réception, on vérifie les dispositions extérieures : pentes du terrain, descentes et regards d’eaux pluviales, trottoir périphérique, éloignement des plantations prévues.

Le terrain

Avant d’acheter un terrain

Avant d’acheter, consultez l’exposition de la parcelle sur Géorisques et demandez l’étude géotechnique préalable si le terrain est en zone moyenne ou forte. Lisez ses conclusions : nature des sols, présence d’eau, recommandations pour les fondations. Un terrain en pente sur des marnes, comme on en rencontre autour de Privas, cumule deux contraintes : les mouvements du sol argileux et la stabilité des remblais et des talus créés pour implanter la maison.

Le contrat de construction de maison individuelle avec fourniture de plan doit décrire tous les travaux d’adaptation au sol, compris dans le prix convenu. Les travaux que vous vous réservez, comme l’aménagement des abords, sont chiffrés à part dans la notice : vérifiez que la gestion des eaux pluviales n’en fait pas partie à votre insu. Nos articles sur les terrains en pente et sur les eaux pluviales détaillent ces points.

L’accompagnement

Un expert à vos côtés pendant la construction

Un expert indépendant du constructeur relit l’étude géotechnique et la notice avant la signature, puis vérifie sur le chantier que les dispositions prévues sont bien appliquées. Ses constats écrits, photographies à l’appui, vous permettent de demander une correction au bon moment, quand elle reste simple et peu coûteuse, plutôt que de découvrir le problème à l’apparition des premières fissures.

Notre assistance CCMI intervient dans toutes les communes de l’Ardèche, avec des visites à chaque étape de la construction. Les prix figurent sur la page nos tarifs. Lisez aussi nos articles sur la construction en zone sismique 3 et sur les fissures liées à la sécheresse.

Ferraillage dans les tranchées de fondation

Le vide sanitaire limite l’effet des mouvements du sol sur le plancher bas.

Pour aller plus loin

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Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

L’étude de sol est elle obligatoire pour construire en Ardèche ?

Oui dans les zones d’exposition moyenne ou forte au retrait gonflement des argiles, depuis le 1er octobre 2020.

Qui paie l’étude géotechnique préalable ?

Le vendeur du terrain, qui doit la fournir lors de la vente d’un terrain constructible en zone concernée.

Quelle profondeur pour les fondations sur argile ?

Au moins 0,80 mètre en exposition moyenne et 1,20 mètre en exposition forte, sauf sol dur non argileux rencontré avant.

Comment connaître l’exposition de mon terrain ?

En consultant la carte d’exposition au retrait gonflement des argiles sur Géorisques, à l’adresse de la parcelle.

Le vide sanitaire est il obligatoire ?

Il est recommandé sur sol argileux ; un dallage reste possible avec les dispositions prévues par l’étude ou les techniques réglementaires.

Vérifiez vous les fondations de ma maison ?

Oui, lors de la visite des fondations avant coulage, dans toutes les communes de l’Ardèche.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, prévention des risques liés au retrait gonflement des sols argileux, Légifrance
  • Arrêté du 22 juillet 2020 définissant le contenu des techniques particulières de construction dans les zones exposées au retrait gonflement des argiles, Légifrance
  • Géorisques, retrait gonflement des argiles, ministère de la Transition écologique


"Famille
VEFA

Première année dans un logement neuf : la garantie de parfait achèvement

VEFA

Première année dans un logement neuf : la garantie de parfait achèvement

Les premiers mois dans un logement neuf révèlent des défauts que personne n’avait vus à la livraison : fissures dans les peintures, porte qui frotte, joint de douche qui fuit, radiateur qui chauffe mal, infiltration sous une porte fenêtre après un orage. La première année est couverte par une garantie spécifique, la garantie de parfait achèvement, dont le fonctionnement en VEFA mérite d’être bien compris pour faire reprendre ces désordres à temps.

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L’essentiel

La garantie de parfait achèvement couvre, pendant un an à compter de la réception des travaux, la réparation des désordres signalés, quelle que soit leur gravité. En VEFA, la question de savoir si l’acquéreur peut l’invoquer directement contre les entreprises ou doit passer par le promoteur fait débat ; en pratique, il signale les désordres par écrit au promoteur, qui doit les faire reprendre. Au delà, la garantie biennale couvre les équipements dissociables pendant deux ans et la garantie décennale les désordres graves pendant dix ans.

Pendant la première année, tout désordre se signale par écrit, avec une date et une photographie.

Les garanties

Trois garanties successives

Trois garanties légales protègent les ouvrages neufs. La garantie de parfait achèvement, d’une durée d’un an, impose à l’entreprise de réparer tous les désordres signalés lors de la réception ou dans l’année qui suit, qu’ils soient importants ou mineurs. La garantie biennale, ou de bon fonctionnement, couvre pendant deux ans les éléments d’équipement dissociables, volets, robinetterie, appareils sanitaires, portes intérieures.

La garantie décennale couvre pendant dix ans les désordres qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination, comme une infiltration importante ou une fissure structurelle. Ces délais courent à compter de la réception des travaux par le promoteur, qui peut précéder de quelques semaines la livraison du logement à l’acquéreur : vérifiez cette date. Le point de départ de ces délais est la réception des travaux, prononcée entre le promoteur et les entreprises, et non la livraison du logement à l’acquéreur : demandez la date de réception au promoteur pour connaître précisément vos échéances.

Le débat

Qui doit la garantie de parfait achèvement en VEFA

La garantie de parfait achèvement est due par l’entreprise au maître d’ouvrage, c’est à dire au promoteur. La question de savoir si l’acquéreur en VEFA peut l’invoquer directement contre les entreprises, ou seulement contre le promoteur au titre de ses propres obligations de vendeur, n’est pas tranchée de façon univoque par les textes et donne lieu à des positions divergentes.

En pratique, l’acquéreur signale les désordres au promoteur, son interlocuteur contractuel, qui organise leur reprise avec les entreprises. En cas de blocage, le choix du fondement, garantie de parfait achèvement, obligations du vendeur en VEFA ou autres garanties, relève du conseil d’un avocat. L’essentiel, pour l’acquéreur, est de signaler par écrit et dans les délais.

Les désordres

Ce que l’on découvre dans l’année

Les désordres de la première année sont en partie liés au séchage et à la mise en service du bâtiment : fissures fines dans les peintures et aux angles des cloisons, joints qui se rétractent, portes et fenêtres qui se dérèglent, tassements des chapes. D’autres traduisent des défauts d’exécution : fuites sur les réseaux, infiltrations par les menuiseries ou les terrasses, ventilation insuffisante, chauffage mal équilibré.

Les épisodes cévenols de l’automne et les fortes chaleurs de l’été ardéchois révèlent les points faibles des menuiseries, des terrasses et des protections solaires. Notez chaque désordre avec sa date et sa localisation, photographiez le, et regroupez vos signalements pour faciliter leur suivi. Dans un appartement, une fissure fine à la jonction d’une cloison et du plafond peut n’être qu’esthétique ; une fissure qui s’ouvre, qui traverse le mur ou qui s’accompagne d’une porte qui se coince mérite un examen plus attentif. Une tache d’humidité au pied d’une baie ou sous une terrasse, après une pluie, signale une infiltration à traiter sans attendre.

Fissure dans la peinture d'un logement neuf

Les premiers mois révèlent les défauts liés au séchage et à la mise en service.

La démarche

Signaler et suivre les reprises

Chaque désordre se signale par courrier recommandé au promoteur, avec une description précise, la localisation et les photographies, en demandant une date d’intervention. Conservez une copie de chaque courrier et de chaque réponse. Pour les parties communes, le syndic doit être informé et assure le suivi au nom de la copropriété.

Lorsque les reprises sont faites, vérifiez leur qualité et notez leur date. Si le promoteur ne répond pas ou si les entreprises n’interviennent pas, relancez par écrit. Avant la fin de l’année, faites un point complet sur les désordres non repris : c’est le moment d’agir pour ne pas laisser passer le délai. Un tableau simple, avec la date du signalement, la description, la date de la reprise et son résultat, évite les oublis et sert de pièce si un différend survient. Les réserves du procès verbal de livraison qui ne sont pas encore levées y figurent aussi : elles restent à suivre jusqu’à leur levée.

L’assurance

Le rôle de l’assurance dommages ouvrage

Le promoteur souscrit une assurance dommages ouvrage, qui préfinance la réparation des désordres de nature décennale sans attendre la recherche des responsabilités. Pendant l’année de parfait achèvement, elle intervient pour les désordres de nature décennale lorsque l’entreprise, mise en demeure, n’a pas exécuté ses obligations. Les conditions sont précisées par le contrat et le Code des assurances.

La déclaration de sinistre à l’assureur dommages ouvrage se fait par écrit, avec la description des désordres. Un rapport d’expert indépendant, qui décrit les désordres, leur cause probable et leur gravité, aide à qualifier les dommages et à faire valoir vos droits. L’assureur doit notifier sa position sur la garantie dans un délai de soixante jours à compter de la déclaration, puis présenter une offre d’indemnité dans un délai de quatre vingt dix jours, selon l’article L242-1 du Code des assurances.

L’accompagnement

Un bilan avant la fin de l’année

Une visite d’expert quelques semaines avant la fin de l’année de parfait achèvement permet de faire le point sur l’état du logement, de relever tous les désordres, y compris ceux que vous n’aviez pas remarqués, et de les signaler à temps. L’expertise pour garantie de parfait achèvement en VEFA est proposée sur devis.

Notre assistance VEFA intervient dans toutes les communes de l’Ardèche, et nos articles sur la livraison et les réserves et sur les terrasses et balcons complètent ces conseils. Les prix figurent sur la page nos tarifs. L’expert ne se substitue pas à l’avocat sur les questions de droit : il apporte le constat technique qui étaye vos courriers et, si nécessaire, la suite de la démarche.

Réglage d'une fenêtre par un technicien

Le réglage des menuiseries fait partie des reprises de la première année.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien de temps dure la garantie de parfait achèvement ?

Un an à compter de la réception des travaux par le promoteur.

À qui signaler un désordre dans l’année ?

Au promoteur, par courrier recommandé, avec description, localisation et photographies.

Qui doit la garantie de parfait achèvement en VEFA ?

La question fait débat ; en pratique, on s’adresse au promoteur, et un avocat éclaire en cas de blocage.

Une porte qui frotte est elle couverte ?

Oui pendant l’année de parfait achèvement si elle est signalée ; ensuite, les éléments d’équipement dissociables relèvent de la garantie biennale.

Que couvre l’assurance dommages ouvrage ?

Elle préfinance les désordres de nature décennale, y compris ceux apparus dans l’année lorsque l’entreprise mise en demeure n’a pas agi.

Intervenez vous avant la fin de la première année ?

Oui, sur devis, dans toutes les communes de l’Ardèche, avec un expert indépendant du promoteur.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1792 à 1792-6, Légifrance
  • Code des assurances, assurance dommages ouvrage, Légifrance
  • Agence nationale pour l’information sur le logement, garanties du logement neuf


"Plan
VEFA

Travaux modificatifs acquéreur en VEFA : prévoir, chiffrer, contrôler

VEFA

Travaux modificatifs acquéreur en VEFA : prévoir, chiffrer, contrôler

Déplacer une cloison, ajouter des prises, choisir un autre carrelage : en VEFA, l’acquéreur peut personnaliser son logement pendant la construction. Ces travaux modificatifs se négocient, se signent et se vérifient, avec quelques précautions.

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L’essentiel

Les travaux modificatifs acquéreur, ou TMA, sont commandés au promoteur par avenant, avant une date limite, et réalisés par les entreprises du chantier sous sa responsabilité. Les travaux réservés, prévus depuis la loi ELAN, sont exécutés par l’acquéreur après la livraison, à ses frais et sous sa responsabilité. Dans les deux cas, chaque modification se vérifie au stade des cloisons, à la pré livraison et à la livraison.

Une modification non écrite n’existe pas : exigez un avenant et des plans modifiés.

Le principe

Ce que sont les travaux modificatifs

Les travaux modificatifs acquéreur, désignés par le sigle TMA, sont les changements que l’acquéreur demande au promoteur par rapport aux plans et à la notice descriptive du contrat : déplacement d’une cloison, ajout de prises électriques, choix d’un autre carrelage, suppression d’un placard, modification de la cuisine ou de la salle de bains. Ils sont réalisés par les entreprises du chantier, sous la responsabilité du promoteur, pendant la construction, et restent couverts par les garanties dues pour le reste du logement.

Ces travaux font l’objet d’une demande écrite, d’un devis et d’un avenant ou d’un bon de commande signé, qui précise la nature des modifications, leur prix et, le cas échéant, leur effet sur le calendrier. Le promoteur fixe une date limite au delà de laquelle il n’accepte plus de demandes, parce que l’avancement du chantier ne le permet plus : une cloison se déplace sur le plan, pas une fois montée. Un accord verbal obtenu lors d’une visite de chantier ne vous protège pas ; seul l’écrit fait foi. Conservez un exemplaire de chaque avenant signé et des plans qui l’accompagnent dans le dossier de votre acquisition : ces documents servent de référence à chaque visite, jusqu’à la levée des dernières réserves après la livraison.

Les limites

Ce que le promoteur peut refuser

Le promoteur n’est pas tenu d’accepter toutes les demandes. Il refuse les modifications qui touchent la structure, comme les murs porteurs, les planchers ou les trémies, celles qui concernent les façades et les parties communes, et celles qui remettraient en cause les règles applicables au logement : accessibilité, acoustique, ventilation, réglementation environnementale. Une cloison déplacée doit conserver les entrées d’air et les bouches d’extraction dans les bonnes pièces, ainsi que le passage de l’air sous les portes.

Le prix des TMA s’ajoute au prix de vente. Comparez le devis avec ce que coûterait la même modification après la livraison, réalisée par une entreprise de votre choix. Certaines demandes, comme le choix d’un revêtement dans la gamme proposée, peuvent être sans supplément ; d’autres entraînent une plus value et parfois des frais de dossier. Demandez un devis détaillé, poste par poste, et vérifiez que chaque modification est reportée sur les plans annexés à l’avenant.

Les travaux réservés

Faire soi même certains travaux après la livraison

Depuis la loi ELAN de 2018, le contrat peut prévoir que l’acquéreur se réserve l’exécution de certains travaux de finition ou d’installation d’équipements, qu’il réalise lui même après la livraison. La liste des travaux concernés est fixée par décret. Le contrat comporte alors une clause, rédigée en caractères très apparents, par laquelle l’acquéreur accepte la charge, le coût et les responsabilités qui résultent de ces travaux.

Le contrat décrit ces travaux et indique leur prix, chiffré par le vendeur, qui n’est pas compris dans le prix de vente du logement. Ces travaux ne relèvent plus des garanties dues par le promoteur : un carrelage que vous posez vous même, ou que vous faites poser par votre artisan, engage votre responsabilité ou celle de votre entreprise. Avant d’opter pour cette formule, comparez le montant chiffré avec des devis réels, et vérifiez que votre artisan est assuré pour les travaux qu’il réalise.

Cuisine en cours de pose dans un logement neuf

Le stade des cloisons permet de vérifier l’implantation des modifications commandées.

Le suivi

Vérifier que les modifications sont exécutées

Les TMA sont une source d’erreurs : une prise oubliée, une cloison posée à l’ancien emplacement, un carrelage de la gamme standard à la place du modèle choisi. La visite au stade des cloisons, avant la pose des doublages et des finitions, est le meilleur moment pour vérifier l’implantation des cloisons, des gaines et des boîtiers électriques, et pour demander une correction tant qu’elle reste simple à réaliser.

À la visite de pré livraison puis à la livraison, chaque modification commandée se contrôle point par point, avenant en main. Une modification absente ou non conforme se note en réserve dans le procès verbal de livraison, au même titre qu’un défaut d’exécution. Gardez les avenants, les plans modifiés et les échanges avec le service clients du promoteur : ils servent de référence pour obtenir la levée des réserves.

Les effets cachés

Calendrier, évacuations, ventilation et acoustique

Une modification peut décaler la livraison si l’avenant le prévoit : lisez la clause qui traite du délai avant de signer. Elle peut aussi avoir des effets techniques. Déplacer une cuisine éloigne l’évier de la chute d’eaux usées et impose une pente suffisante pour l’évacuation ; ajouter une cloison dans un séjour crée une pièce qui doit disposer d’une entrée d’air et d’un passage de l’air vers les pièces de service, où se trouvent les bouches d’extraction.

Côté acoustique, une cloison légère posée sans précaution transmet les bruits entre les pièces, et les percements dans une paroi séparative avec le logement voisin affaiblissent l’isolement. Le revêtement de sol compte aussi : un parquet ou un carrelage posé sans la sous couche prévue modifie la transmission des bruits de choc vers le logement du dessous. Ces points se vérifient au stade des cloisons, puis à la livraison.

L’accompagnement

Un regard technique sur vos modifications

Avant de signer un avenant, un expert peut relire les plans modifiés et signaler les points techniques à surveiller. Pendant le chantier, il vérifie l’exécution des modifications lors des visites de cloisons et de pré livraison, puis il vous aide à formuler des réserves précises à la livraison. Il intervient de façon indépendante du promoteur et des entreprises, avec pour seul objectif la conformité de votre logement.

Notre assistance VEFA intervient dans toutes les communes de l’Ardèche, d’Annonay à Bourg-Saint-Andéol. Les visites de pré livraison et de livraison sont détaillées sur leurs pages, et les prix figurent sur la page nos tarifs. Lisez aussi nos articles sur la livraison et les réserves et sur les surfaces livrées.

Expert contrôlant des prises électriques

Un revêtement choisi en option se contrôle à la livraison, avenant en main.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qu’est ce qu’un TMA en VEFA ?

Un travail modificatif acquéreur : une modification du logement demandée au promoteur pendant la construction, par devis et avenant.

Jusqu’à quand peut on demander une modification ?

Jusqu’à la date limite fixée par le promoteur, qui dépend de l’avancement du chantier.

Le promoteur peut il refuser une modification ?

Oui, notamment si elle touche la structure, les façades, les parties communes ou les règles applicables au logement.

Que sont les travaux réservés ?

Des travaux de finition ou d’équipement que l’acquéreur réalise après la livraison, à ses frais et sous sa responsabilité.

Une modification mal exécutée se réserve t elle ?

Oui, elle se note au procès verbal de livraison comme tout autre défaut, avenant à l’appui.

Pouvez vous vérifier mes modifications en Ardèche ?

Oui, lors des visites cloisons, pré livraison et livraison, dans toutes les communes du département.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, vente en l’état futur d’achèvement, Légifrance
  • Loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, dite loi ELAN, Légifrance
  • Agence nationale pour l’information sur le logement, acheter un logement neuf


"Terrasse
VEFA

Terrasses et balcons en VEFA : étanchéité, pentes et seuils

VEFA

Terrasses et balcons en VEFA : étanchéité, pentes et seuils

Un balcon exposé au sud, une terrasse en attique, un jardin d’hiver ouvert sur la vallée du Rhône : l’extérieur pèse dans le choix d’un logement neuf. C’est aussi une zone sensible, où se concentrent les défauts d’étanchéité, de pente et d’évacuation. Sous les orages d’automne ou les épisodes cévenols, une terrasse mal conçue laisse l’eau stagner, s’infiltrer sous la porte fenêtre ou chez le voisin du dessous.

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L’essentiel

Une terrasse ou un balcon de logement neuf doit évacuer l’eau rapidement, grâce à une pente vers les évacuations, protéger le logement par un seuil et des relevés d’étanchéité correctement traités, et garantir la sécurité par des garde corps conformes, d’une hauteur d’au moins un mètre en règle générale. Ces points se contrôlent à la pré livraison et à la livraison, en arrosant la terrasse si possible. Les défauts constatés s’inscrivent en réserves ; les infiltrations ultérieures relèvent des garanties de construction.

Une flaque qui stagne sur une terrasse neuve est un défaut, pas une fatalité.

Les enjeux

Pourquoi les terrasses posent problème

Une terrasse située au dessus d’un logement ou d’un local est une toiture : elle doit être étanche, comme un toit, avec une membrane continue, des relevés le long des murs et des seuils, et des évacuations dimensionnées. Un balcon en porte à faux, ouvert, doit lui aussi évacuer l’eau sans la renvoyer vers la façade ou vers l’intérieur. Ces ouvrages concentrent les difficultés d’exécution. Sur une terrasse en attique, la moindre erreur se répercute directement sur le logement situé en dessous. C’est pourquoi l’expert y consacre une attention particulière.

Les seuils des portes fenêtres sont le point le plus délicat : les règles d’accessibilité imposent des ressauts limités, ce qui réduit la hauteur disponible pour les relevés d’étanchéité, et impose des dispositifs particuliers, caniveaux ou grilles devant les seuils. Une erreur à cet endroit se traduit par des infiltrations sous la menuiserie, dans le doublage et le revêtement de sol intérieur, parfois plusieurs mois après la livraison. Ces dispositifs doivent être entretenus et maintenus dégagés par les occupants.

Les contrôles

Pente, évacuations et seuils

À la pré livraison et à la livraison, l’expert vérifie la pente du revêtement vers les évacuations avec un niveau, l’absence de contre pente au pied des seuils, la présence et la propreté des évacuations, des trop pleins et des grilles, la continuité des joints, l’état du revêtement, carrelage collé ou dalles sur plots, et les éventuelles fissures. Lorsque c’est possible, un arrosage de la terrasse révèle les zones où l’eau stagne. Il contrôle aussi la présence des protections d’étanchéité visibles en périphérie. Les évacuations doivent être accessibles pour l’entretien.

Il examine aussi la jonction entre la terrasse et la menuiserie, les relevés visibles, les bavettes et les gouttes d’eau en rive de balcon, qui empêchent l’eau de couler le long de la façade. Toute anomalie s’inscrit en réserve sur le procès verbal, localisée et photographiée, pour être reprise par le promoteur. Il signale enfin les points à surveiller pendant la première année.

La sécurité

Garde corps et circulation

Les garde corps doivent prévenir les chutes : leur hauteur est en règle générale d’au moins un mètre au dessus du sol fini, et leur conception ne doit pas permettre à un enfant de les escalader ou de passer entre les éléments. Une jardinière ou un muret trop bas devant le garde corps peut réduire sa hauteur utile. Leur fixation, rigidité et finition se contrôlent à la livraison. Les vitrages des garde corps doivent être feuilletés et correctement fixés. Les fixations sur le nez de dalle doivent être protégées contre la corrosion.

Le revêtement doit être adapté à l’extérieur, peu glissant, et les dalles sur plots stables et jointives. Les éclairages, prises extérieures et points d’eau prévus à la notice doivent être présents et fonctionner. Dans une maison groupée, les terrasses en rez de jardin et leurs abords, pente du terrain vers l’extérieur, évacuation des eaux pluviales, font partie du contrôle. Les jardins privatifs doivent être livrés propres, sans gravats enterrés. Tout se vérifie sur place.

Expert vérifiant la pente d'un balcon

Le revêtement d’une terrasse doit présenter une pente vers les évacuations.

Le climat

Soleil, orages et dilatation

En Ardèche, les terrasses et balcons subissent un fort ensoleillement l’été, qui dilate les revêtements et les joints, et des pluies intenses à l’automne, qui mettent les évacuations à rude épreuve. Les épisodes cévenols peuvent déposer en quelques heures des volumes d’eau importants : des évacuations sous dimensionnées ou encombrées débordent alors vers les seuils. Les joints de dilatation du revêtement doivent être présents et souples. Après chaque orage, un coup d’œil sur les évacuations et les seuils permet de repérer rapidement un défaut.

Le confort d’été est aussi en jeu : une grande baie exposée au sud ou à l’ouest sans protection solaire surchauffe le logement. Les brise soleil, stores et casquettes prévus à la notice doivent être présents. La réglementation environnementale RE2020 intègre ce critère de confort d’été dans la conception des logements neufs. Leur absence peut justifier une réserve de conformité. Vérifiez leur présence dès la livraison.

Après

Infiltrations et garanties

Si des infiltrations apparaissent après la livraison, sous la porte fenêtre, au plafond du logement inférieur ou dans le doublage, signalez les par écrit au promoteur. Pendant la première année, la garantie de parfait achèvement impose la reprise des désordres signalés. Au delà, une infiltration qui rend le logement impropre à sa destination relève de la garantie décennale, et l’assurance dommages ouvrage souscrite par le promoteur peut être sollicitée. Notez la date des premières traces et photographiez les. Conservez les échanges avec le promoteur et le syndic.

En copropriété, les terrasses à usage privatif sont en général des parties communes : le syndic doit être informé et associé aux démarches. Notre article sur la garantie de parfait achèvement détaille les étapes pendant la première année. Un relevé des désordres par un expert aide à faire valoir vos droits.

L’accompagnement

Un contrôle à chaque étape

Notre visite de pré livraison permet de repérer les défauts des terrasses et balcons quelques semaines avant la remise des clés, quand ils peuvent encore être corrigés. Notre visite de livraison vérifie les reprises et inscrit les réserves restantes. Le rapport photographié sert de référence en cas de désordre ultérieur. Il vous accompagne aussi pour la visite cloisons, qui permet de vérifier les réservations prévues pour les évacuations et les seuils.

Notre assistance VEFA intervient dans toutes les communes de l’Ardèche, et les prix figurent sur la page nos tarifs. Un expert indépendant vous accompagne sans rien vous vendre.

Seuil d'une porte fenêtre sur une terrasse

Le seuil de la porte fenêtre est le point sensible de l’étanchéité d’une terrasse.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quelle hauteur pour un garde corps ?

En règle générale au moins un mètre au dessus du sol fini, sans possibilité d’escalade pour un enfant.

Une flaque sur la terrasse est elle un défaut ?

Oui si l’eau stagne durablement : la pente doit conduire l’eau vers les évacuations.

Comment tester une terrasse à la livraison ?

Par un contrôle de la pente au niveau et, si possible, un arrosage pour repérer les zones de stagnation.

Qui répare une infiltration après la livraison ?

Le promoteur pendant la garantie de parfait achèvement, puis au titre de la décennale si le logement devient impropre.

La terrasse est elle une partie commune ?

En copropriété, une terrasse à usage privatif est en général une partie commune ; vérifiez le règlement.

Intervenez vous à la pré livraison ?

Oui, dans toutes les communes de l’Ardèche, avec un expert indépendant du promoteur.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, garanties de construction, Légifrance
  • Agence Qualité Construction, terrasses et balcons des logements neufs
  • Ministère de la Transition écologique, réglementation environnementale RE2020


"Expert
VEFA

Surfaces livrées en VEFA : mesurer et comparer au contrat

VEFA

Surfaces livrées en VEFA : mesurer et comparer au contrat

Un appartement vendu sur plan pour 68 mètres carrés, une chambre annoncée à 11 mètres carrés, une cuisine de 2,40 mètres de large : en VEFA, l’acquéreur achète des dimensions qu’il ne peut pas vérifier avant la fin du chantier. Le jour de la livraison, quelques centimètres en moins sur chaque cloison peuvent faire perdre plusieurs mètres carrés au total. Mesurer, comparer aux plans et au contrat, et savoir ce que l’on peut demander, protège votre achat.

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L’essentiel

En VEFA, la surface et les dimensions du logement figurent dans le contrat de réservation, l’acte de vente et les plans cotés annexés. À la visite cloisons puis à la livraison, l’expert mesure les pièces au télémètre laser et compare aux plans. Un écart significatif sur la surface ou la consistance du logement peut justifier une réserve, une consignation du solde ou une demande de réduction du prix, selon les clauses du contrat. Le dépôt de garantie est restitué si la valeur du logement est réduite de plus de 10 %.

Les plans cotés annexés à l’acte sont la règle du jeu : tout se mesure par rapport à eux.

Les notions

Surface habitable et surface privative

La surface habitable d’un logement est définie par le Code de la construction et de l’habitation : c’est la surface de plancher construite, déduction faite des murs, cloisons, marches et cages d’escaliers, gaines, embrasures de portes et de fenêtres, et sans compter les parties dont la hauteur sous plafond est inférieure à 1,80 mètre. Les caves, garages, terrasses et balcons n’y sont pas inclus. Les combles non aménagés et les sous sols n’y sont pas inclus non plus.

En copropriété, la surface privative dite Carrez obéit à des règles proches et figure dans les actes de vente des lots. Dans un contrat de VEFA, c’est la surface habitable, ou la surface indiquée par le contrat, qui sert de référence, avec les dimensions des plans cotés. Lisez attentivement la définition retenue et les tolérances prévues. En cas de doute, demandez au promoteur la méthode de calcul utilisée pour les surfaces annoncées. Conservez aussi les documents commerciaux remis lors de la réservation, plaquettes et plans de vente.

La réservation

Ce que dit la loi avant l’acte

Le contrat de réservation indique la surface habitable approximative du logement. Si, au moment de l’acte, le logement présente dans sa consistance ou dans la qualité des ouvrages une réduction de valeur supérieure à 10 % par rapport à ce qui était prévu, l’acquéreur peut obtenir la restitution de son dépôt de garantie et renoncer à l’achat. C’est une protection importante, à faire valoir par écrit dans les délais. Le contrat doit aussi indiquer la date prévue de signature de l’acte. Le délai pour agir est court.

Comparez donc soigneusement les plans annexés à l’acte avec ceux de la réservation : une pièce réduite, un placard supprimé, une terrasse diminuée ou une place de parking déplacée doivent être identifiés avant de signer. Le notaire vous transmet le projet d’acte et ses annexes : prenez le temps de les comparer. Un expert peut vous aider à repérer ces différences.

La mesure

Mesurer à la visite cloisons et à la livraison

La visite cloisons, avant les finitions, est le meilleur moment pour vérifier les dimensions : les cloisons sont posées, mais il est encore possible de les corriger. L’expert mesure chaque pièce au télémètre laser, vérifie les longueurs, largeurs et hauteurs sous plafond, la position des portes, des fenêtres et des équipements, et compare aux plans cotés. Les écarts constatés à ce stade sont plus faciles à faire corriger qu’après les finitions. Il note aussi la position des prises, des interrupteurs et des attentes de cuisine, qui conditionnent l’aménagement.

À la livraison, il refait ces mesures sur le logement fini, en tenant compte des doublages et des revêtements. Il calcule la surface habitable selon les règles en vigueur, signale les écarts et les inscrit en réserve sur le procès verbal lorsqu’ils dépassent les tolérances normales d’exécution. Notre visite cloisons et notre visite de livraison intègrent ces contrôles. Il joint à son rapport un tableau des dimensions mesurées et prévues.

Plan coté d'un appartement

Le télémètre laser mesure chaque pièce pour la comparer aux plans cotés.

Les écarts

Quand un écart devient un défaut

Les tolérances d’exécution font qu’un logement n’a jamais exactement les dimensions du plan au centimètre près. Les contrats prévoient en général une marge de tolérance sur la surface. Au delà, un écart peut constituer un défaut de conformité, qui se réserve à la livraison et peut justifier la consignation du solde du prix. Ces clauses sont à lire attentivement avant la signature de l’acte. L’écart s’apprécie au regard de la surface totale.

Selon les clauses du contrat et les circonstances, l’acquéreur peut demander une réduction du prix proportionnelle à la surface manquante, voire des dommages et intérêts si l’écart compromet l’usage prévu, par exemple une chambre qui ne peut plus recevoir un lit double. Ces demandes se préparent avec un rapport de mesurage précis et, si nécessaire, le conseil d’un avocat. Le mesurage contradictoire par un géomètre peut trancher un désaccord.

Les pièges

Ce qui réduit la surface sans qu’on le voie

Plusieurs détails réduisent la surface utile sans apparaître sur les plans commerciaux : doublages plus épais que prévu, gaines techniques ajoutées, coffres de canalisations, retombées de poutres, soffites pour la ventilation, radiateurs encastrés. Les hauteurs sous plafond inférieures à 1,80 mètre sous une rampe d’escalier ou un comble aménagé sortent de la surface habitable. Les cloisons déplacées de quelques centimètres modifient aussi l’implantation prévue des meubles. Ces éléments doivent figurer sur les plans d’exécution.

Les annexes comptent aussi : une terrasse plus petite, une cave réduite, un parking aux dimensions insuffisantes pour un véhicule courant sont des écarts de conformité à vérifier. L’expert contrôle ces éléments et les compare à la notice et aux plans. Une place de parking trop étroite se constate le jour de la livraison. Tout se mesure sur place.

L’accompagnement

Un expert pour mesurer et réserver

Notre assistance VEFA vous accompagne de la visite cloisons à la livraison, dans toutes les communes de l’Ardèche. L’expert mesure, compare, rédige les réserves et vous conseille sur la consignation éventuelle du solde. Son rapport est une pièce utile en cas de discussion. Il est indépendant du promoteur.

Les prix figurent sur la page nos tarifs, et notre article sur la livraison et les réserves détaille la démarche du jour de la remise des clés. Un expert indépendant vous accompagne sans rien vous vendre.

Pièce vide et lumineuse dans un appartement neuf

Les plans cotés annexés à l’acte sont la référence des dimensions du logement.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Comment se calcule la surface habitable ?

Surface de plancher déduction faite des murs, cloisons, gaines, embrasures et escaliers, hors parties de moins de 1,80 mètre de hauteur.

Quelle tolérance sur la surface en VEFA ?

Le contrat prévoit en général une marge ; au delà, un écart peut être réservé et justifier une réduction du prix.

Quand mesurer le logement ?

À la visite cloisons, quand on peut encore corriger, puis à la livraison sur le logement fini.

Le dépôt de garantie peut il être restitué ?

Oui, notamment si la valeur du logement est réduite de plus de 10 % par rapport à la réservation.

Les balcons comptent ils dans la surface habitable ?

Non, terrasses, balcons, caves et garages n’en font pas partie.

Intervenez vous pour mesurer un logement neuf ?

Oui, à la visite cloisons et à la livraison, dans toutes les communes de l’Ardèche.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, définition de la surface habitable et contrat de réservation, Légifrance
  • Code civil, vente et contenance, Légifrance
  • Agence nationale pour l’information sur le logement, VEFA


"Expert
VEFA

Livraison VEFA : formuler des réserves utiles sur le procès verbal

VEFA

Livraison VEFA : formuler des réserves utiles sur le procès verbal

Le jour de la livraison d’un logement neuf acheté sur plan est attendu depuis des mois, parfois des années. C’est aussi le moment où l’acquéreur dispose de son meilleur levier : tout défaut apparent inscrit sur le procès verbal devra être repris par le promoteur, alors qu’un défaut oublié sera plus difficile à faire corriger. Dans les petites résidences et les maisons groupées de l’Ardèche comme ailleurs, la qualité des réserves fait la différence.

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L’essentiel

À la livraison d’un logement en VEFA, l’acquéreur inscrit sur le procès verbal les défauts apparents et les non conformités constatés, sous forme de réserves précises, localisées et vérifiables. Il dispose ensuite d’un mois pour signaler par courrier recommandé les défauts apparents découverts après la remise des clés. Le solde du prix, 5 %, peut être consigné en cas de contestation sur la conformité. Un expert indépendant contrôle le logement et rédige avec vous des réserves utiles.

Une réserve utile dit où, quoi et ce qui est attendu : « mur abîmé » ne suffit jamais.

Le principe

Livraison et réception, deux étapes distinctes

La réception des travaux est l’acte par lequel le promoteur accepte l’ouvrage réalisé par les entreprises, avec ou sans réserves : elle fait courir les garanties de construction. La livraison est la remise du logement par le promoteur à l’acquéreur, lors d’une visite contradictoire qui se conclut par un procès verbal, signé des deux parties, et par la remise des clés. Ces deux étapes sont distinctes dans le temps : la réception précède la livraison, parfois de plusieurs semaines. L’acquéreur n’y participe pas.

Ce procès verbal fixe l’état du logement au jour de la livraison. Les défauts apparents et les non conformités à la notice ou aux plans doivent y être inscrits. Le promoteur est tenu de les reprendre, dans un délai à préciser. Un défaut apparent non réservé à la livraison et non signalé dans le mois qui suit devient beaucoup plus difficile à faire reprendre. D’où l’importance d’un contrôle exhaustif ce jour là.

La préparation

Arriver prêt le jour J

La livraison se prépare : relisez la notice descriptive, les plans, les avenants de travaux modificatifs et les procès verbaux des visites précédentes, notamment la pré livraison, pour vérifier que les défauts déjà signalés ont été corrigés. Prévoyez une lampe, un mètre, un niveau, un testeur de prises, de quoi noter et photographier. Bloquez le temps nécessaire : une livraison bien faite prend plusieurs heures. Vérifiez aussi que les compteurs sont relevés et que les clés et badges sont bien remis. Arrivez reposé et sans contrainte horaire.

Si le promoteur fixe une livraison collective, avec un créneau court par logement, ne vous laissez pas presser : vous pouvez demander le temps nécessaire. Le jour de la livraison n’est pas celui de la négociation commerciale, mais celui du constat. L’expert qui vous accompagne garde la maîtrise du contrôle et de la rédaction. Venez si possible à deux, pour se répartir les vérifications.

Le contrôle

Ce qu’il faut vérifier

Pièce par pièce, l’expert examine les sols, murs et plafonds, les menuiseries et leurs réglages, les volets, les portes et leurs serrures, les équipements sanitaires et de cuisine, l’électricité, prises et éclairages, le chauffage, la ventilation et la production d’eau chaude. Il fait couler l’eau à chaque point de puisage, actionne chaque volet, contrôle les pentes des douches et des terrasses, l’étanchéité des seuils et l’état des garde corps. Les menuiseries de grande dimension et les volets roulants motorisés sont des points de défaut récurrents. Il contrôle aussi le fonctionnement des interphones, des portes de garage et des éclairages extérieurs.

Il compare chaque élément à la notice descriptive et aux plans : prestations prévues, dimensions, emplacements. Les annexes, balcon, terrasse, cave, parking, jardin privatif, font aussi partie de la livraison. Dans une maison groupée, l’extérieur, façades, clôtures, évacuation des eaux pluviales, est examiné avec le même soin. Les surfaces réelles peuvent aussi être mesurées et comparées au contrat. Rien ne doit être oublié.

Expert notant un défaut sur le procès verbal

Le jour de la livraison, l’expert et l’acquéreur contrôlent le logement pièce par pièce.

Les réserves

Rédiger des réserves efficaces

Une réserve utile indique la pièce, l’emplacement précis, la nature du défaut et la reprise attendue : par exemple, chambre 2, mur nord, impact de 3 cm dans le doublage à 1 m du sol, à reprendre et à repeindre. Chaque réserve est photographiée. L’expert distingue les défauts d’exécution, à reprendre, et les non conformités, qui peuvent justifier la consignation du solde. Les défauts esthétiques relèvent aussi des réserves, dès lors qu’ils sont visibles. Une liste numérotée facilite le suivi des reprises.

Ne signez pas un procès verbal sans réserves si des défauts existent, et ne vous contentez pas d’une mention générale. Si le promoteur refuse d’inscrire une réserve, mentionnez votre désaccord sur le procès verbal. Conservez un exemplaire signé et les photographies. Le solde de 5 % du prix peut être consigné auprès d’un tiers lorsque vous contestez la conformité du logement. La consignation se fait auprès d’un dépositaire désigné d’un commun accord ou par le juge.

Après

Le mois qui suit et la première année

Dans le mois qui suit la remise des clés, vous pouvez encore signaler par courrier recommandé les défauts apparents que vous n’aviez pas relevés le jour de la livraison. Au delà, les désordres qui apparaissent relèvent des garanties de construction : garantie de parfait achèvement, biennale pour les équipements, décennale pour la structure. L’action contre le promoteur pour les défauts apparents doit être engagée dans l’année qui suit ce délai d’un mois ou la date à laquelle il peut en être déchargé. Un tableau de suivi des réserves facilite les échanges avec le promoteur. Conservez tous les échanges écrits.

Suivez la levée des réserves, vérifiez la qualité des reprises et notez leur date. Si les reprises tardent, relancez par écrit. Notre article sur la première année dans un logement neuf détaille les démarches pendant la garantie de parfait achèvement. Les parties communes sont livrées séparément au syndic, avec leurs propres réserves.

L’accompagnement

Un expert à vos côtés

Notre visite de livraison vous accompagne le jour de la remise des clés, dans toute l’Ardèche : l’expert contrôle le logement, rédige les réserves avec vous et vous conseille sur la consignation éventuelle. Elle peut être précédée d’une visite de pré livraison, qui permet de faire corriger les défauts avant le jour J. L’expert garde la tête froide quand l’émotion du jour est forte. Il vous évite les oublis coûteux.

Les prix figurent sur la page nos tarifs, et notre assistance VEFA présente l’ensemble de l’accompagnement, de la visite cloisons à la livraison. Un expert indépendant vous accompagne sans rien vous vendre.

Clés d'un appartement neuf sur une table

Chaque réserve est localisée et photographiée sur le procès verbal.

Pour aller plus loin

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Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Que faire si je découvre un défaut après la livraison ?

Le signaler par courrier recommandé au promoteur dans le mois qui suit la remise des clés.

Puis je refuser de signer le procès verbal ?

Il vaut mieux signer en inscrivant toutes vos réserves et votre éventuel désaccord.

Peut on consigner le solde du prix ?

Oui, les 5 % restants peuvent être consignés en cas de contestation sur la conformité du logement.

Combien de temps dure une livraison ?

Plusieurs heures pour un contrôle complet ; demandez le temps nécessaire au promoteur.

Le promoteur doit il reprendre toutes les réserves ?

Il doit reprendre les défauts apparents réservés, dans un délai à préciser.

Intervenez vous le jour de la livraison ?

Oui, dans toutes les communes de l’Ardèche, avec un expert indépendant du promoteur.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1642-1 et 1648, Légifrance
  • Code de la construction et de l’habitation, vente en l’état futur d’achèvement, Légifrance
  • Agence Qualité Construction, livraison des logements neufs


"Immeuble
VEFA

Appels de fonds en VEFA : l’échéancier et ce qu’il faut vérifier

VEFA

Appels de fonds en VEFA : l’échéancier et ce qu’il faut vérifier

En vente en l’état futur d’achèvement, on paie un logement qui n’existe pas encore. Le prix est versé par étapes, au fil de l’avancement du chantier, selon un échéancier fixé dans l’acte. La loi encadre strictement ces appels de fonds, pour éviter que l’acquéreur ne paie plus que ce qui est construit. Pour un achat sur plan en Ardèche, comprendre cet échéancier et savoir ce qu’il faut vérifier à chaque étape protège votre budget.

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L’essentiel

En VEFA, les appels de fonds ne peuvent dépasser 35 % du prix à l’achèvement des fondations, 70 % à la mise hors d’eau et 95 % à l’achèvement de l’immeuble, le solde de 5 % étant dû à la livraison et pouvant être consigné en cas de contestation sur la conformité. Chaque appel doit correspondre à un stade réellement atteint, justifié par une attestation. L’acquéreur peut vérifier l’avancement, et la garantie financière d’achèvement le protège en cas de défaillance du promoteur.

Un appel de fonds se paie sur justificatif d’avancement, jamais sur promesse.

Le cadre

Des plafonds fixés par la loi

Le Code de la construction et de l’habitation fixe les montants maximum que le promoteur peut appeler à chaque stade. Avant la signature de l’acte, seul le dépôt de garantie versé à la réservation est exigible, dans les limites de 5 % ou 2 % du prix selon le délai prévu. Ensuite, les paiements cumulés ne peuvent excéder 35 % à l’achèvement des fondations, 70 % à la mise hors d’eau et 95 % à l’achèvement. Ces plafonds sont d’ordre public : une clause contraire de l’acte serait sans effet. Ils protègent l’acquéreur contre un paiement en avance sur les travaux réellement exécutés, et limitent sa perte en cas de difficulté du promoteur.

L’acte de vente peut prévoir un échelonnement plus fin, par exemple à l’achèvement des planchers ou des cloisons, mais toujours à l’intérieur de ces plafonds. Le solde de 5 % est versé à la livraison, lors de la remise des clés, sauf consignation en cas de contestation sur la conformité du logement à ce qui était prévu. Le montant exact de chaque appel figure dans l’échéancier annexé à l’acte, qu’il faut conserver.

Les étapes

Ce que recouvre chaque stade

L’achèvement des fondations correspond à la réalisation des fondations et en général du plancher bas. La mise hors d’eau signifie que le gros œuvre est terminé et la toiture posée, de sorte que l’eau ne pénètre plus dans le bâtiment par le haut. L’achèvement de l’immeuble suppose que les ouvrages et équipements indispensables à son utilisation sont réalisés, même si des finitions ou des défauts restent à reprendre. Ces notions sont techniques, et leur interprétation peut faire débat. En cas de doute, l’expert vous aide à apprécier le stade réellement atteint au regard de ce qui est observable sur le chantier.

Chaque appel de fonds doit être accompagné d’une attestation établie par l’architecte ou le maître d’œuvre de l’opération, qui certifie le stade atteint. Votre banque, qui débloque les fonds du prêt, demande en général ce document. Ne payez pas un appel qui n’est pas justifié, et demandez des précisions en cas de doute. Gardez une copie de chaque appel et de chaque attestation. Elles servent en cas de litige.

La vérification

S’assurer de l’avancement réel

Vous pouvez vérifier l’avancement du chantier par vous même, en vous rendant sur place lorsque c’est possible, en photographiant le bâtiment depuis l’espace public, en interrogeant le promoteur. Un appel de mise hors d’eau alors que la toiture n’est pas posée, ou un appel d’achèvement alors que les cloisons sont inachevées, doit être contesté par écrit, en demandant la justification du stade atteint. Notez la date de vos visites et l’état constaté. Un appel envoyé trop tôt n’a pas à être payé avant que le stade ne soit atteint.

La visite cloisons, organisée avant les finitions, est aussi l’occasion de constater l’état d’avancement et de vérifier la conformité du logement aux plans. Notre visite cloisons vous accompagne à ce stade, dans toute l’Ardèche, et le rapport de l’expert documente l’avancement constaté. Il sert de pièce utile en cas de discussion avec le promoteur. L’expert est indépendant du promoteur.

Acquéreur vérifiant l'échéancier des paiements

La mise hors d’eau correspond à la pose de la toiture sur le gros œuvre.

Le budget

Intérêts intercalaires et frais

Pendant la construction, votre prêt immobilier est débloqué au fur et à mesure des appels de fonds. Vous payez en général des intérêts intercalaires sur les sommes débloquées, avant le début du remboursement du capital, ce qui s’ajoute à votre loyer ou à vos charges actuelles. Ce coût est à intégrer dans votre budget, surtout si la livraison prend du retard. Une simulation précise avec votre banque évite les mauvaises surprises. Prévoyez aussi les frais de raccordement et d’emménagement.

Les frais de notaire sont réduits dans le neuf par rapport à l’ancien, et certains dispositifs d’aide à l’accession peuvent s’appliquer selon votre situation. Les retards de paiement de l’acquéreur peuvent donner lieu à des pénalités prévues à l’acte, dans les limites fixées par la loi : anticipez chaque appel avec votre banque. Le paiement des appels se fait en général par la banque directement au promoteur.

Les difficultés

Retard, arrêt du chantier, défaillance

Si le chantier prend du retard, l’acte prévoit en général des causes légitimes de suspension du délai de livraison, intempéries, défaillance d’une entreprise, et parfois des pénalités de retard en faveur de l’acquéreur. Lisez ces clauses avant de signer. Si le promoteur fait défaut, la garantie financière d’achèvement prend le relais pour financer la fin des travaux. Ces clauses varient d’un programme à l’autre. Pendant un arrêt, vos paiements restent limités au stade atteint.

Dans un petit programme, la solidité du promoteur et le sérieux de ses entreprises comptent particulièrement. Renseignez vous sur ses réalisations passées, et vérifiez dans l’acte l’identité du garant financier. Notre article sur les repères pour acheter du neuf en Ardèche détaille ces points. Votre notaire peut vous éclairer sur ces garanties. Lisez l’acte attentivement.

La livraison

Le solde et sa consignation

Le dernier versement, 5 % du prix, intervient à la livraison. Si vous constatez des non conformités au regard de la notice ou des plans, vous pouvez consigner ce solde auprès d’un dépositaire, en attendant leur reprise. Cette faculté est un levier important pour obtenir la correction des défauts, à utiliser à bon escient et en les inscrivant précisément sur le procès verbal. Le dépositaire est désigné d’un commun accord ou, à défaut, par le juge. La consignation se mentionne sur le procès verbal de livraison.

Notre visite de livraison vous aide à identifier ces non conformités et à rédiger des réserves précises. Notre article sur la livraison et les réserves détaille la démarche, et les prix figurent sur la page nos tarifs. Un expert indépendant vous accompagne sans rien vous vendre.

Chantier d'une petite résidence avec échafaudages

L’échéancier fixe les paiements au fil de l’avancement du chantier.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien paie t on à la mise hors d’eau ?

Au maximum 70 % du prix cumulé à ce stade.

Le promoteur peut il appeler plus que les plafonds ?

Non, les plafonds légaux s’imposent, l’acte pouvant seulement prévoir un échelonnement plus fin.

Comment vérifier un appel de fonds ?

Par l’attestation de l’architecte ou du maître d’œuvre, et en constatant l’avancement sur place.

Que se passe t il si le promoteur fait faillite ?

La garantie financière d’achèvement finance la fin des travaux.

Qu’est ce que les intérêts intercalaires ?

Les intérêts payés sur les sommes débloquées avant le début du remboursement du prêt.

Intervenez vous pendant le chantier ?

Oui, notamment à la visite cloisons, dans toutes les communes de l’Ardèche.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, échelonnement des paiements en VEFA, Légifrance
  • Service public, achat d’un logement neuf sur plan
  • Agence nationale pour l’information sur le logement, VEFA


"Regard
Vices cachés

Assainissement non collectif et vice caché : ce que dit le diagnostic

Vices cachés

Assainissement non collectif et vice caché : ce que dit le diagnostic

Hors des bourgs, une part importante des maisons ardéchoises n’est pas raccordée au tout à l’égout : leurs eaux usées sont traitées par une installation d’assainissement non collectif, fosse et épandage, micro station ou filtre. Quelques mois après l’achat, les odeurs apparaissent, les toilettes refoulent, le jardin se détrempe au dessus de l’épandage. Le contrôle remis lors de la vente semblait pourtant rassurant. Que peut faire l’acquéreur ?

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L’essentiel

Lors de la vente, le vendeur doit fournir le rapport de contrôle de l’installation d’assainissement non collectif, daté de moins de trois ans. Une non conformité mentionnée dans ce rapport est connue de l’acquéreur, qui doit réaliser les travaux dans l’année qui suit la vente. En revanche, un dysfonctionnement grave, invisible et antérieur à la vente, non signalé par le rapport, peut relever de la garantie des vices cachés, voire d’autres recours. L’expertise établit l’état réel de l’installation et l’ancienneté des désordres.

Le contrôle de l’installation décrit ce qui est visible le jour du passage : il ne garantit pas son fonctionnement futur.

Le cadre

Ce que prévoit la loi lors d’une vente

Le service public d’assainissement non collectif, le SPANC, contrôle les installations des maisons non raccordées au réseau public. Lors d’une vente, le rapport de ce contrôle, daté de moins de trois ans, doit être annexé à la promesse et à l’acte. S’il est plus ancien, un nouveau contrôle doit être réalisé, à la charge du vendeur. Le rapport décrit l’installation, son fonctionnement apparent et, le cas échéant, les risques pour la santé ou l’environnement.

Lorsque le rapport conclut à une non conformité, l’acquéreur doit faire réaliser les travaux de mise en conformité dans le délai d’un an après la signature de l’acte de vente. Cette situation est alors connue de l’acheteur, et le coût des travaux se négocie en principe dans le prix. Elle ne relève pas de la garantie des vices cachés, puisque le défaut était signalé. Le délai d’un an est une obligation : le SPANC peut ensuite vérifier sa bonne exécution. Le notaire peut prévoir une consignation d’une partie du prix pour ces travaux.

Les désordres

Ce qui peut être caché

Certains défauts échappent au contrôle, réalisé sans démontage ni terrassement : épandage colmaté par des années de fonctionnement sans entretien, fosse fissurée ou effondrée, canalisations cassées ou à contre pente, raccordements d’eaux pluviales sur la fosse, rejet direct d’une partie des eaux usées dans un fossé, installation sous dimensionnée par rapport aux pièces réellement habitées. Ces défauts se révèlent avec l’usage, parfois très vite. Un bac dégraisseur absent ou plein, pour les installations anciennes, est aussi une source de colmatage. Le contrôle, réalisé sans terrassement, ne peut pas toujours les détecter.

Sur les terrains ardéchois, la nature du sol complique l’assainissement : roche affleurante dans les Cévennes ardéchoises ou sur le granite, argiles peu perméables dans les bassins de Privas et d’Aubenas, fortes pentes. Une installation inadaptée au terrain peut saturer rapidement, en particulier lors des épisodes cévenols, et sa remise en état peut imposer une filière différente, plus coûteuse. Une installation ancienne, construite selon des règles moins exigeantes, peut aussi être en fin de vie.

Les recours

Vice caché ou autres fondements

Un dysfonctionnement grave, invisible lors des visites, antérieur à la vente et non signalé par le rapport de contrôle peut relever de la garantie des vices cachés. Si le vendeur connaissait le problème, vidanges répétées, refoulements, devis de réparation, la clause d’exclusion de garantie ne le protège pas. S’il a affirmé que l’installation fonctionnait parfaitement en le sachant faux, le dol peut être invoqué. Les factures de vidange du vendeur, rapprochées dans le temps, sont un indice parlant.

Selon les circonstances, la responsabilité de l’auteur du contrôle ou d’un installateur récent peut aussi être recherchée. Ces questions juridiques se traitent avec un avocat, à partir des constats techniques. L’expertise établit ce qui était visible, ce qui ne l’était pas, et depuis quand les désordres existent. L’expertise donne les éléments techniques ; l’avocat choisit la stratégie. Chaque dossier est particulier.

Expert ouvrant un regard d'assainissement

Le regard d’une installation d’assainissement non collectif permet d’en contrôler l’état.

L’expertise

Établir l’état réel de l’installation

L’expert examine l’installation et ses abords : regards, fosse, ventilation, zone d’épandage, végétation, humidité et odeurs, rejets éventuels. Avec l’intervention d’un vidangeur ou d’un spécialiste, il peut faire ouvrir et vider la fosse, passer une caméra dans les canalisations, sonder l’épandage. Il compare ses constats au rapport du SPANC et aux documents de la vente. Ces opérations se font en présence des parties lorsque l’expertise est contradictoire. Les photographies et les vidéos des canalisations sont jointes au rapport.

Il recherche les indices d’ancienneté : colmatage progressif, dépôts, végétation caractéristique au dessus de l’épandage, réparations de fortune. Son rapport décrit l’état de l’installation, la cause des dysfonctionnements, leur ancienneté probable et la nature des travaux, en lien avec l’étude de sol que nécessitera une nouvelle installation. Il signale aussi les risques sanitaires immédiats à traiter. Il chiffre enfin la nature des travaux nécessaires.

Les travaux

Remettre une installation aux normes

La remise en état d’une installation défaillante passe en général par une étude de sol et de filière, qui détermine la solution adaptée au terrain : épandage, filtre à sable, filtre compact, micro station. Le projet est soumis au SPANC avant les travaux, puis contrôlé à leur achèvement. Le coût varie fortement selon le terrain, l’accès et la filière retenue. Le terrain disponible et sa pente conditionnent le choix. Une installation bien conçue fonctionne pendant de longues années.

Des aides peuvent exister selon les territoires, à vérifier auprès du SPANC ou de l’intercommunalité. Les travaux doivent être réalisés par une entreprise qualifiée, et leur réception vérifiée. L’expertise préalable permet de chiffrer ces travaux pour la discussion avec le vendeur. Prévoyez le délai d’instruction du projet par le SPANC.

Les conseils

Avant et après l’achat

Avant d’acheter, lisez attentivement le rapport du SPANC, sa date et ses conclusions, demandez les factures de vidange et d’entretien, et faites examiner les abords de l’installation. Notre bilan avant achat observe les regards, l’épandage et les signes de dysfonctionnement. Après l’achat, en cas de problème, documentez les désordres, ne faites pas refaire l’installation avant l’expertise et informez le vendeur par écrit. Notez les dates des refoulements et des odeurs, et photographiez la zone d’épandage détrempée. Gardez trace écrite de tout.

Notre expertise vices cachés intervient dans toute l’Ardèche, et notre article sur l’achat d’une maison isolée détaille les autres points de vigilance des maisons non raccordées. Les prix figurent sur la page nos tarifs. Un expert indépendant vous accompagne sans rien vous vendre.

Zone d'épandage dans un jardin rural

La zone d’épandage révèle un colmatage par l’humidité et la végétation.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quel document pour l’assainissement lors d’une vente ?

Le rapport de contrôle du SPANC, daté de moins de trois ans, annexé à la promesse et à l’acte.

Que faire si le rapport conclut à une non conformité ?

L’acquéreur doit réaliser les travaux dans l’année qui suit la vente ; leur coût se négocie dans le prix.

Un épandage colmaté est il un vice caché ?

Il peut l’être s’il était invisible, antérieur à la vente, grave et non signalé par le contrôle.

Le SPANC démonte t il l’installation ?

Non, le contrôle porte sur ce qui est visible et accessible le jour du passage.

Faut il une étude de sol pour refaire l’installation ?

Oui, elle détermine la filière adaptée au terrain, soumise ensuite au SPANC.

Intervenez vous pour un litige d’assainissement ?

Oui, dans toutes les communes de l’Ardèche, avec un expert indépendant qui ne réalise aucun travaux.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la santé publique, assainissement non collectif et vente, Légifrance
  • Service public, contrôle de l’assainissement non collectif
  • Ministère de la Transition écologique, filières d’assainissement non collectif


"Petite
VEFA

Acheter un logement neuf en Ardèche : repères avant de signer

VEFA

Acheter un logement neuf en Ardèche : repères avant de signer

Une petite résidence à Guilherand-Granges ou à Saint-Péray, face à Valence, un programme en renouvellement urbain à Annonay ou à Aubenas, des maisons groupées vendues sur plan dans une commune en croissance : en Ardèche, la vente en l’état futur d’achèvement concerne des opérations de taille modeste, mais elle obéit aux mêmes règles que partout. Avant de signer, quelques repères permettent d’acheter sur plan en connaissance de cause.

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L’essentiel

Acheter un logement neuf en VEFA se fait en deux temps : un contrat de réservation, avec un délai de rétractation de dix jours et un dépôt de garantie plafonné, puis l’acte authentique chez le notaire, accompagné de la notice descriptive et des plans. Le prix est payé par appels de fonds selon l’avancement, dans des limites fixées par la loi, et le promoteur doit fournir une garantie financière d’achèvement. En Ardèche, le contexte local, zone de sismicité, risque d’inondation, confort d’été, compte aussi dans l’examen du projet.

En VEFA, tout ce qui n’est pas écrit dans la notice descriptive et les plans sera difficile à obtenir.

Le marché

Le neuf en Ardèche

Le marché du neuf ardéchois se concentre dans les communes de la vallée du Rhône proches de Valence, comme Guilherand-Granges et Saint-Péray, dans les villes principales, Annonay, Aubenas, Privas, Tournon-sur-Rhône, et dans les communes périurbaines en croissance. Les opérations comptent en général quelques dizaines de logements au plus, en petits collectifs ou en maisons groupées. Les délais de commercialisation y sont parfois longs, ce qui peut décaler le démarrage des travaux. Ils restent toutefois soumis aux mêmes exigences de qualité.

Ces programmes intègrent les règles en vigueur, réglementation environnementale RE2020 pour l’énergie et le confort d’été, règles parasismiques en zone 3 dans la vallée du Rhône et le sud-est, prescriptions des plans de prévention des risques d’inondation dans les secteurs concernés. Ces éléments influencent la conception, les matériaux et parfois le prix, et méritent d’être compris avant de signer. Sur un terrain en pente, les terrassements et les murs de soutènement pèsent aussi dans la conception.

La réservation

Le contrat de réservation

Le contrat de réservation, ou contrat préliminaire, engage le promoteur à vous réserver un logement et précise sa surface habitable approximative, le nombre de pièces, la situation dans l’immeuble, la qualité de la construction, le prix prévisionnel et la date de signature de l’acte. Vous disposez d’un délai de rétractation de dix jours à compter de sa notification. Ce délai court à compter du lendemain de la première présentation de la lettre de notification. La réservation ne vous oblige pas à acheter.

Le dépôt de garantie versé à la réservation est plafonné : 5 % du prix si l’acte doit être signé dans l’année, 2 % si le délai est compris entre un et deux ans, aucun dépôt au delà. Il est placé sur un compte bloqué. Il vous est restitué dans certains cas prévus par la loi, notamment si le prix définitif dépasse de plus de 5 % le prix prévisionnel ou si le logement présente une réduction de qualité ou de consistance importante. Lisez attentivement les conditions de restitution prévues au contrat. Le dépôt s’impute sur le prix lors de la signature de l’acte.

L’acte

Notice descriptive, plans et garanties

L’acte authentique, signé chez le notaire, fixe définitivement le prix, la description du logement, la date de livraison et l’échéancier des paiements. La notice descriptive détaille les matériaux et équipements, revêtements de sol, menuiseries, sanitaires, chauffage, et les plans précisent les dimensions. Ces documents sont la référence de toutes les vérifications ultérieures : lisez les attentivement et faites préciser ce qui est flou. Les plans annexés doivent être cotés, avec les dimensions des pièces et la position des équipements. Une prestation absente de la notice ne peut pas être exigée à la livraison.

Le promoteur doit justifier d’une garantie financière d’achèvement, qui assure la fin des travaux en cas de défaillance, et d’une assurance dommages ouvrage, qui préfinance la réparation des désordres de nature décennale. L’acte précise aussi les pénalités éventuelles en cas de retard de livraison et les causes légitimes de suspension du délai. Le notaire vous transmet le projet d’acte avant la signature : prenez le temps de le relire. Le retard de livraison a des conséquences sur votre budget, loyer ou prêt relais compris.

Acquéreur lisant un contrat de réservation

Une petite résidence neuve de la vallée du Rhône ardéchoise.

Les paiements

Un échéancier encadré par la loi

Le prix est payé par appels de fonds au fur et à mesure de l’avancement, dans des plafonds fixés par la loi : 35 % à l’achèvement des fondations, 70 % à la mise hors d’eau, 95 % à l’achèvement de l’immeuble, et le solde de 5 % à la livraison, qui peut être consigné en cas de contestation sur la conformité. Chaque appel doit être justifié par une attestation d’avancement. L’acte peut prévoir un échelonnement plus détaillé, toujours dans ces limites. Ne payez rien au delà.

Notre article sur les appels de fonds en VEFA détaille ces étapes et ce qu’il faut vérifier à chacune. Les intérêts intercalaires du prêt, payés pendant la construction, sont à intégrer dans votre budget. Votre banque débloque les fonds sur présentation des appels justifiés.

Les visites

Trois rendez vous décisifs

Pendant le chantier et à sa fin, trois visites permettent de contrôler le logement : la visite cloisons, avant les finitions, pour vérifier la distribution et les réseaux ; la pré livraison, quelques semaines avant la remise des clés, pour faire corriger les défauts à temps ; et la livraison, où l’on inscrit les réserves sur le procès verbal. Un expert indépendant peut vous accompagner à chacune. Chaque visite peut être commandée séparément. Elles se préparent avec la notice et les plans.

Notre assistance VEFA couvre ces trois étapes dans toute l’Ardèche : visite cloisons, pré livraison et livraison. Les prix figurent sur la page nos tarifs. L’expert indépendant n’a aucun lien avec le promoteur ou les entreprises.

Les conseils

Avant de signer

Visitez le terrain et son environnement, renseignez vous sur les risques de l’adresse sur Géorisques, inondation, argiles, sismicité, radon, et sur les projets à proximité en mairie. Comparez la notice descriptive avec celle d’autres programmes, interrogez le promoteur sur les prestations optionnelles et leur prix, et vérifiez sa solidité et ses réalisations passées. Interrogez les acquéreurs de programmes précédents du même promoteur, s’il est possible. Une visite du chantier en cours est parfois possible.

Notre article sur la livraison et les réserves détaille le moment le plus important de l’achat sur plan, et celui sur les travaux modificatifs explique comment personnaliser votre logement sans mauvaise surprise. Un expert indépendant vous accompagne sans rien vous vendre.

Chantier d'une petite résidence

Le contrat de réservation précise le logement, le prix prévisionnel et le calendrier.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quel délai de rétractation en VEFA ?

Dix jours à compter de la notification du contrat de réservation.

Quel dépôt de garantie à la réservation ?

Au plus 5 % du prix si l’acte est signé dans l’année, 2 % entre un et deux ans, rien au delà.

Comment le prix est il payé ?

Par appels de fonds selon l’avancement, dans des plafonds légaux, le solde de 5 % à la livraison.

Qu’est ce que la garantie financière d’achèvement ?

Elle assure la fin des travaux si le promoteur est défaillant ; elle est obligatoire.

Les règles parasismiques s’appliquent elles ?

Oui en zone de sismicité 3, comme dans la vallée du Rhône ardéchoise, selon la catégorie du bâtiment.

Intervenez vous pour les visites VEFA ?

Oui, visite cloisons, pré livraison et livraison, dans toutes les communes de l’Ardèche.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, vente en l’état futur d’achèvement, Légifrance
  • Service public, achat d’un logement neuf sur plan
  • Ministère de la Transition écologique, réglementation environnementale RE2020


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